Despièi 1945

1945 : Naissance du Sporting Club de Toulon

cache_2412923232Alors que la seconde guerre mondiale n’a pas encore pris fin, Le Sporting club du Temple et la Jeunesse Sportive Toulonnaise se rapprochent. Le club issu de cette fusion prend le nom de « SPORTING CLUB DE TOULON ». Ses couleurs vont être le « Noir et Or ». La paix revenue, les dirigeants engagent le Sporting Club de Toulon dans le championnat professionnel de 2° Division. Le Docteur Coulomb est alors le Président du SCT.

1945-46 : La première saison professionnelle du Sporting

La candidature de Toulon est acceptée, et le Sporting va disputer le championnat professionnel deDeuxième Division dès cette saison 1945-46. Il faut savoir qu’à cette époque, il existait en deuxième division 2 poules de 14 clubs. Le Sporting est à l’époque hébergé à Jaureguiberry, stade qui appartient à la Marine. Il existe alors 3 types de place : les pelouses, les chaises et la Tribune. Et c’est un dimanche de 1945 que les « Noir et Or » jouent leur premier match contre Toulouse, match concédé par 4 buts à 3. Le club terminera 10° du groupe Sud auquel il est affecté, avec 22 points. Et c’est cette fameuse équipe de Toulouse qui va accéder cette même saison à la Nationale (actuelle Ligue 1), avec Montpellier.

1946-47 : Un apprentissage long et difficile

Cette saison 1946-47 est marquée par un changement dans l’organisation du championnat de deuxième Division : désormais seul un groupe de 22 équipes va le disputer.

Au Sporting, c’est l’arrivée du joueur italien Lottero, en tant que milieu offensif. Pour l’anecdote, Lottero présent à Toulon depuis septembre 1946, et qualifié depuis le mois de Novembre, n’arborera les couleurs « Noir et Or » qu’à compter du 22 décembre. C’est la FFFqui est mise en cause, elle aurait oublié de notifier sa qualification…

Pour le SCT, l’apprentissage est long et difficile, et l’après guerre plutôt rude. Alors, les blessures sont nombreuses (Garnieri, Lottero et Molina) et les remplaçants n’ont pas la valeur des titulaires. En fin de saison, les Toulonnais ne parviennent qu’à se classer 20° sur 22 avec 32 points, et perdent donc leur place. Le SCT est rétrogradé en Division d’Honneur amateurs et Sochaux et Ales accèdent à la Nationale.

1947-48 : Une drôle de saison

Voilà donc les toulonnais en Division d’Honneur de la Ligue du Sud-Est. Mais dès le retour chez les amateurs, les dirigeants ne pensent qu’à ramener le Sporting à l’échelon supérieur et travaillent dans ce but. Cette drôle de saison va se terminer sur une note positive puisque le samedi 6 mars 1948, M. Gambardella, Président du Groupement du football professionnel (il sera l’année suivante le président de la FFF) annonce à Monsieur Duchatel et M. Estublier, président et trésorier du SC Toulon, que Toulon allait être le premier désigné pour intégrer la saison prochaine le championnat professionnel de Deuxième Division.

1948-49 : Le Sporting retrouve la D2

Le SCT va donc retrouver sa place dans le championnat professionnel de deuxième Division. Et enrichi par son expérience précédente, le club se hisse dès cette saison-là à la 13° place sur 19 équipes (30 points), ce qui est un bon résultat. Lens et Bordeaux accèdent à la Nationale. Mais l’évènement qui marque cette saison 1948-49 est l’arrivée au club d’un homme qui laissera son empreinte : M. Arthur DEPALLENS, opticien du cours Lafayette.

1949-50 : le SCT sur sa lancée

Continuant sur leur lancée, les « Noir et Or » décrochent une fort honorable 10° place sur 18 avec 33 points. Son meilleur buteur, Henri SIERRA, va se classer 7° buteur de Division 2 avec 17 buts. Nîmes et le Havre quant à eux accèdent à la Nationale. Au Cours de cette saison, le Sporting atteint également les 32° de finale de la Coupe de France.

Les années 50

1950-51 : Le SCT atteint les 16° de finale de la Coupe en éliminant Lyon

cache_24129233971950-51 reste une bonne saison pour le Sporting qui va se classer à la 11° place sur 17 avec 29 points. Son meilleur buteur, Georges CESARI,  termine 4° buteur de D2 avec 20 buts.

En Coupe de France, le SCT élimine Lyon en 32° de finale (2-0) ;  Lyon qui est le leader incontesté de la D2. En revanche, en 16° de finale, les toulonnais s’inclinent très sévèrement devant le Stade Français (5-1), club de Première Division.

1951-52 : Une honorable 9° place… mais des ennuis financiers

Cette saison voit le départ de l’entraîneur TROUPEL qui est remplacé par l’entraîneur-joueur : François MAESTRONI.

Le SCT termine cette saison avec un bon bilan. En effet, à l’issue du championnat, il se classe 9°. En Coupe de France, il atteint les 32° de finale où il est éliminé par Quevilly (4-1). De plus, son meilleur buteur Neubert (17 buts), termine 9° au classement des buteurs de D2. Le Stade Français et Montpellier accèdent à la Nationale (D1).

Malgré ces bons résultats, le danger guette le Sporting sur un plan financier. Le club, qui joue désormais au stade Mayol, paie la location du terrain. Alors, un appel est lancé dans le Journal des Supporters « ALLEZ TOULON » qui est fondé lors de cette saison 1951-52, auprès des commerçants et des supporters afin de « renflouer les caisses ».

1952-53 : Une saison moins brillante

Cette saison 1952-53 est moins brillante que la précédente.  En effet, ils terminent à la 15° place sur 18 avec 24 points et sont éliminés en 32° de finale dela Coupe de France par Metz, qui évolue en D1. Toulouse et Monaco accèdent à la première Division.

1953-54 : pas de miracle malgré une ardeur nouvelle

Comprenant la nécessité de franchir un nouveau cap, les dirigeants font appel au début de la saison 1953-54 au hyérois Gaby ROBERT, un joueur remarquable qui a notamment évolué au Racing Club de Paris. Il occupe à Toulon le poste d’entraîneur – joueur. Concernant l’effectif, c’est l’arrivée d’Henri Pellegrino (HFC). Il évoluera au Sporting jusqu’en 1960.

Tout le monde se met au travail. Mais en sport, le miracle n’existe pas : une 18° place sur 20, sanctionne une saison qui a pourtant vu le Sporting s’imposer à Béziers (2-1) et à Valenciennes (2-1). Ces sont Lyon et Troyes qui accèdent à la Nationale.

La Coupe de France n’apporte pas la même consolation, c’est l’élimination devant Troyes (0-1) après des succès sur Blanzy (1-0) et l’U.S. Côte Normande (2-1). Les Ditto, Mikulski, Robert, Flack… se sont dépensés pourtant sans compter.

1954-55 : Une drôle d’affaire

Dès la saison 1954-55 le Sporting commence à recueillir les fruits d’un labeur sérieux. Une place de 12° sur 20 est la bienvenue, d’autant que le club va en coupe de France jusqu’en 8° de finale. Après avoir écarté Arles (2-2 puis 4-0), Montpellier (5-0) et Piennes (1-0), le Sporting Club de Toulon tombe devant Nancy. A l’issue de cette saison, Sedan monte en Première division tandis que le Red Star est déclassé.

1955-56 : La saison du renouveau 

1955-56 marque la fin des couleurs « Noir et Or ». Le Sporting adopte désormais les couleurs de la ville qui sont le Bleu et le Jaune. Désormais les toulonnais seront surnommés les « Azur et Or ».

Concernant l’effectif, SCHOENHENZEL est parti, et malgré la présence de GEHIN, le Sporting juge bon de s’attacher les services d’un gardien de métier. Ce sera Marcel Duval. Au cours de cette même saison, Etienne Vibourel intègre l’équipe professionnelle, il y restera jusqu’en 1961. Le club termine le championnat en 13° position sur 20. La saison est jugée moyenne après pourtant 2 victoires, en amical, contre l’O.M. et une formation de Rio de Janeiro. Ce sont Rennes et Angers qui accèdent à la Nationale.
1956-57 : En pleine progression…

Sous l’autorité de Gaby Robert, l’effort ne se relâche pas un seul instant : le Hyérois ne le permet d’ailleurs pas. Sortis de la coupe de France par Metz (0-1) le 13 janvier 1957, ils écartent Montpellier (4-1) en coupe Drago (équivalent de la Coupe de la Ligue) et obligent Valenciennes à concéder le nul (2-2) avant de s’incliner par le minimum (1-2) en terre nordiste. En amical, le Sporting a quand même en cette saison la satisfaction de battre les Grecs d’A.I.K Athènes. Toulon terminera le championnat 7° sur 20.

Cette saison est aussi marquée par la Première Coupe Gambardella. C’est Monsieur Gambardella, qui a été Président du Groupement du football professionnel et Président de la FFFqui a donnée à sa mort son nom à la Coupe des moins de 18 ans. Le Sporting atteint d’ailleurs les demi finales : le match a lieu à Sochaux contre Lille, et c’est la défaite de Toulon. La finale de la coupe Gambardella opposera donc Lille à Nîmes, et ce sont les nîmois qui remporteront la Première édition.

1957-58 : Le Sporting en 8° de finale de la Coupe de France et en demi-finale de la Coupe Drago

cache_2412923648En coupe de France, les Toulonnais atteignent les 8° de finale en battant des équipes comme La Seyne (4-1) et Aix (2-1). En 16° de finale, ils battent Sochaux au Stade Vélodrome le 2 février 1958.
L’anecdote amusante de ce match, ce jour là, les joueurs sochaliens et toulonnais arborent les mêmes couleurs et le Sporting se voit porter le maillot de l’OM pour cette rencontre. Porte bonheur ou non, les « Azur et Or » ont éliminé Sochaux de la Coupe édition 57-58. Le 2 mars, la belle aventure se termine à Nice : Monaco a raison des toulonnais (3-0). En Coupe Drago, ils battent successivement Valenciennes (4-2), le Racing (4-2), mais échouent à Marseille devant Saint Etienne, par 3 buts à 2. Les Toulonnais qui n’ont pas été ridicules manquent de peu leur billet pour la finale.

1958-59 : Le Sporting en Première Division !

Cette saison reste écrite en lettres d’or dans l’Histoire du Sporting. Pour la première fois, en couronnement d’un travail acharné, Toulon accède à la division Nationale (Ligue 1). Mais cette accession ne se fait pas sans mal. En effet, les supporters de plus en plus nombreux ont du attendre la dernière rencontre pour être fixé sur le sort du club de leur cœur.

Nous sommes le 31 mai 1959. Le Stade de Besançon est plein ! Parmi les spectateurs, 150 toulonnais ont fait le déplacement pour encourager leur équipe. Chacun sait que le Sporting a besoin d’une victoire. C’est Abbou Meftah qui apporte la délivrance en inscrivant le but de la victoire (3-2) à la 60° minute de jeu. Un but qui propulse le club à la troisième place du classement de 2° Division et par là même vers l’élite du football français.

Les « Azur et Or» prennent le train pour rejoindre Toulon, où un défilé mémorable les attend.  Dès leur passage à Marseille, les supporters en délire lancent des fleurs tout le long du parcours. Mais avant d’en arriver là, les Toulonnais ont du mériter cette accession.

Le secret du Sporting de cette saison là : une camaraderie à toute épreuve.

Cette saison, le Sporting a remporté 17 victoires, réalisé 10 matchs nuls, concédé 11 défaites.

Il totalise 82 buts à la fin de la saison.

A l’issue du championnat, Marseille, Alès, Nancy et Lille sont relégués en D2, Le Havre, le Stade Français, Toulon et Bordeaux montent en D1. Nice est champion de France.

1959-60 : En perte de repères… mais en finale de la Coupe Drago

Au cours de cette saison, les sportifs vont se heurter aux difficultés de la première division. En premier lieu, il faut pourvoir au remplacement de Gaby Robert parti à Lyon. Et c’est André GERARD qui est finalement retenu parmi les candidats.

Un stade en travaux

A Bon Rencontre, de nombreux travaux ont été entrepris afin de rendre le stade digne de la Division Nationale. Le Sporting est donc accueilli au stade Jauréguiberry. Mais les toulonnais ne se sentent pas chez eux et les supporters sont placés trop loin des joueurs.

De nouveaux joueurs

Le Sporting recrute Jean-Jacques Marcel, tout juste remis d’une opération du ménisque, le nîmois Maurice Laffont, Moreira et Jonsson.

Un championnat difficile

Si Toulon gagne face à Sedan pour son premier match, il déchante à Paris, où Duval encaisse 7 buts devant le Racing. Le 27 septembre 1959 à Monaco, Toulon l’emporte toutefois 3 à 1.

Les coupes

Le 14 février 1960, sortis de la coupe de France par Lille (0-2) en 16° de finale, Le Sporting se console en allant le 2 juin 1960 à Rouen en finale de la Coupe Drago face à Lens. Moreira, Vicot, Marquet, Marcel, Vibourel, Pellegrino, Jonsson, Camilla, Meftah, Fournier, et Lanfant n’ont pu gagner et virent s’échapper la coupe Drago à cause d’un but (3 à 2).

Malgré cette honorable performance, la belle aventure parmi l’élite n’aura duré qu’une seule et unique saison : une 19° place sur 20 reconduit l’équipe en Deuxième Division.

Les années 60

1960-61 : La fin d’un règne

Bien que recrutant Fernandez, Moulayhassan, Raoul et surtout Roland Robinet, le Sporting doit se contenter d’une place de 14° sur 19. En Coupe de France, il chute dès le 3° match contre Alès le 12 janvier 1961, et dès le premier tour de la coupe Drago (1-2).

Mais il y a plus grave : le trio Depallens, Hermitte, Reich, se retire. C’est la fin d’une époque, la fin d’un règne !

1961-62 : Un nouveau président : M. Jacques Leterreux

Toutes les bases sont à revoir. Le nouveau Président, M. Jacques Leterreux, s’appuie donc sur un nouveau comité directeur composé de ses proches amis et des fidèles du Sporting. Marcel DUVAL, qui succède comme entraîneur à André GERARD regroupe les « rescapés » autour de Borowski, Corazza, Ben Driss (dont c’est le retour). Les nouveaux dirigeants, quant à eux, bâtissent à Bon rencontre 2 nouvelles tribunes : elles ont pour nom Berlet et Mouraille (en mémoire d’Auguste Mouraille).

Cette année footballistique n’est pas mauvaise…
Toulon bat l’O.M. 4 à 2 et brille en Coupe de France en atteignant les 8° de finale, au cours desquels il force Angers à jouer 2 fois, une à Toulouse (2-2) et une à Marseille (1-3) avec Corazza, Vicot, Marquet, Rossi, Borowski, Robinet, Forzano, Eyffret, Toure, Barthelot et Ballesteros.

1962-63 : Le Sporting élimine St Etienne et atteint les demi-finales de la Coupe de France

cache_2412924412Cette saison montre encore que le Sporting possède un tempérament affirmé qui va se manifester en Coupe de France. Le 23 décembre, les toulonnais commencent par assurer en 64° de finale aux dépens de l’U.S. Marignane (3-1). Pour les 32° de finale, le SCT affronte Saint Etienne, qui l’a battu en championnat le 7 octobre lors de la 9° journée.Ce 20 janvier 1963 donc, à Marseille, les 2 stéphanois Veggia et Paszko, émigrés à Toulon à l’inter-saison brillent tout au long du match et c’est Veggia qui marque l’unique but de la partie, celui qui va permettre aux varois de continuer leur carrière en Coupe de France. Dans la foulée, le SCT se débarrasse d’Abbeville (2-0) à Nantes, puis oblige Angers à se contenter du nul, à Nîmes. Il faut donc rejouer et les 2 formations se retrouvent à Limoges le jeudi 14 mars 1963. Le Sporting gagne 1 à 0 et atteint les ¼ de finale. Le sort leur désigne l’AS Brest. Au Mans, le 31 mars, les bretons doivent accepter la supériorité de leur adversaire du jour (1-0).

Et le 21 avril, c’est la demi-finale au stade Vélodrome de Marseille, face à Lyon. Les Toulonnais vont perdre 3 à 1 devant leurs supporters qui se sont massivement déplacés pour l’occasion. Au bout de 10 minutes de jeu, Henri Borowski est blessé par un joueur adverse Hatchi, qui lui met un « coup de tête ». Toulon est contraint de terminer le match à 10. Car même s’il tente de continuer la partie, Borowski s’évanouit. Il est contraint de regagner le banc de touche.

Cette même saison, ce sont les « juniors » du Sporting qui obtiennent de bons résultats. Mimi Gallard en tant qu’entraîneur forme de jeunes joueurs qui deviendront prestigieux comme Dany Meggiolaro, Robert Blanc (le second), Roland Meunier.

1963-64 : Le Sporting retrouve la Première Division

cache_2412924465Pour cette saison, le Sporting subit des retouches.  C’est l’arrivée d’Hervé MIROUZE qui vient remplacer Marcel Duval en tant qu’entraîneur. Hervé Mirouze a une politique offensive, François Simian se rappelle de ses propos : « Pour gagner, il faut marquer un but de plus que les autres ».

Dans l’effectif, deux hommes vont jouer un rôle prépondérant : le gardien venu de Fréjus Thomas APARICIO et le défenseur POMPILIUS. Sans parler des jeunes Meggiolaro et Robert Blanc, déjà au club (junior) et mis en selle par Marcel Duval, et que Mirouze verra s’épanouir après avoir prononcé la phrase restée légendaire : « Donnez-moi vos 20 ans ! ». Et bien dirigés sur le terrain par Célestin Oliver, les jeunes toulonnais donnent leurs 20 ans.

Les coupes

En Coupe de France, les toulonnais atteignent les 8° de finale en battant Cholet (2-1), mais ils perdent à Marseille contre Bordeaux. En Coupe Drago, en revanche le SCT n’a pas la même satisfaction. En effet, dès le 2° tour, il est écarté par Strasbourg, le 8 avril, par 2 buts à 1.

7 victoires consécutives et les barrages

Mais cette défaite est le départ d’une extraordinaire série de 7 victoires consécutives, dont 4 à l’extérieur, qui feront des toulonnais, in extremis, des « barragistes » ! Boulogne, Besançon, Grenoble, Cherbourg, Le Red Star de Paris, Béziers et Metz ne résistent pas à l’incroyable dynamique toulonnaise. Le Sporting va donc terminer 4° et va jouer les barrages contre deux équipes parisiennes : le Racing Club de Paris et le Stade Français.

5 buts contre le Racing, 3 contre le stade Français

Ces barrages commencent fort bien pour les toulonnais avec un 5 à 0 contre le Racing. Mais les 2 matchs suivants contre le Racing et le Stade Français sont perdus par Toulon (3-0 et 4-1). Mais ledimanche 28 juin 1964, un seul match va déterminer l’avenir du SCT.

Et c’est devant un Stade de Bon Rencontre archi–comble, que le Sporting reçoit le Stade Français pour le match retour qui déterminera qui va obtenir son ticket pour la Division Nationale. Porté par la foule, Toulon ne laisse aucune chance au stade Français qui s’incline 3 buts à 1 pour ce 4° et dernier tour de barrage. Pour la 2° fois de leur histoire, les toulonnais ont superbement gagné le droit d’évoluer en Division Nationale ! Et ce résultat est le fruit d’un labeur et d’un investissement personnel acharné. Pour preuve, François Simian qui devait se marier le 16 juin 1964 (date prévue pour le premier match de barrage) a avancé de 2 jours la date de son mariage. Jeune époux de quelques jours, il est parti rejoindre son équipe à Paris pour effectuer les matchs.

1964-65 : Toulon fait l’ascenseur

Hervé Mirouze, qui mise toujours sur la jeunesse, engage Yvan Garofalo, un goal extraordinaire. Cette saison marque également l’arrivée de Koch, Boragno, et Moulon et le retour de Roubaud et de Sudre. Et ces joueurs vont pouvoir commencer cette saison dans les meilleures conditions puisque Roland Perino-Veran offre au Sporting un nouvel équipement complet (maillot, short,…). Le nouvel effectif toulonnais lutte avec acharnement et bat Lille (3-1) pour son premier match. Les toulonnais s’inclinent devant le Stade Français (2-3) et font un nul devant Lyon (1-1). Ils sont défaits par Rouen (1-0) mais battent Bordeaux (2-0), Toulouse (1-0), Angers (4-0). Mais ils accusent leurs efforts et tardent à trouver leur second souffle. Ils perdent trop de terrain pour espérer conserver leur place en Division Nationale malgré 2 courtes défaites à Valenciennes (1-0) et Saint Etienne (1-0). Pour ce dernier match, notre gardien favori Garofalo a tout de même obtenu 6 étoiles, mais cela n’empêche pas le Sporting de « faire l’ascenseur » et de retrouver la Deuxième Division.

¼ de finale en Coupe de France

La Coupe de France lui vaut par contre de solides satisfactions. Le 10 janvier 1965, à Clermont Ferrand, il sort Lyon (1-0). En 16° de finale, Toulon tombe Quevilly (2-0) à Chalon-sur-Saône. En 8° de finale, le 7 mars au Stade Vélodrome, il aura raison de Reims (2-1). C’est Sedan qui viendra à bout des toulonnais en ¼ de finale le 4 avril 1965 à Clermont Ferrand (3-1).

1965-66 : Deux contre deux

La saison qui s’achève a coûté fort cher et pour son retour en Deuxième Division, le Sporting se sépare juste avant la saison 1965-66 de Francis BLANC et de François SIMIAN qui intéressent Monaco. Le club de la Principauté renfloue ainsi les finances toulonnaises tout en cédant COSSOU et DJIBRILL. Enfin, l’entraîneur Hervé MIROUZE retrouve l’un de ses anciens élèves de Montpellier Guy VAN SAM.

Le Sporting à Mayol

Pour cette saison, les grandes rencontres du Sporting se joueront au stade Mayol. Ce retour dans le championnat de Deuxième Division est marqué par un nul pour le premier match contre Boulogne (1-1). Puis le SCT gagne à Forbach (1-0), à Marignane (2-1), à Avignon (2-0), à Marseille (2-1) et termine5° du championnat en fin de saison.

En coupe de France, les varois éliminent DECIZE à Imphy (2-0), mais tombent le 13 février 1966 à Lyon, en 16° de finale face au stade de Reims. En Coupe Drago, les onze d’Hervé Mirouze (après avoir battu Angoulême 1-0), sont stoppés au 2° tour par Nice le 3 avril 1966 (3-2).

1966-67 : Un superbe voyage à Nouméa

cache_2412924523Pour cette nouvelle saison, le Sporting accueille Miguel VALLS, BOURRIER, MOURIER, RASPOTNIK. La formation ainsi constituée avec ceux qui sont restés, remporte des succès probants durant cette saison : face au Red Star (5-1), mais surtout à Grenoble (3-1), à Béziers (3-0) et à Dunkerque (3-1). A la fin de la saison, le SCT se classe 7°.

Un mois de décembre un peu spécial…
Juste avant noël, les toulonnais sont invités au Ministère de la jeunesse et des sports à Paris par M. Missof. Mais l’évènement marquant de cette saison, c’est l’inoubliable voyage à Nouméa, où le Sporting rencontre, le 25 décembre 1966, la J.U.T. Nouméa pour les 64° de finale de la Coupe de France. Garofalo et ses camarades se qualifient (2-0) et regagnent leur ville, la tête pleine de souvenirs. Mais en 32° de finale, l’échec face à St Etienne (1 à 0) à Marseille les ramène à la réalité. Il n’empêche que ce voyage à l’autre bout du monde reste une aventure formidable…

1967-68 : Le Sporting tourne une page

Le Président Leterreux et Hervé Mirouze se retirent. Michel ALIOTTI, nouveau Président, réfléchit longuement puis engage un nouvel entraîneur, Jean LUCIANO. Pour sa première saison varoise, le nouvel entraîneur engage Jean-Pierre ALBA, Alain CORNU pour la défense et André LOUP pour l’attaque. D’entrée, les Toulonnais gagnent à Chaumont (2-1). Pour le compte de la 4° journée, ils récidivent à Avignon (2-1), puis à Paris contre le stade Français (3-2). Et malgré des performances en dent de scie, ils misent sur la Coupe de France.

¼ de finale de la Coupe de France

Pour les 16° de finale, ils doivent lutter pour éliminer Berre (2-0). En 8° ils souffrent pour gagner 1 à 0 devant Aix à Marseille. Malheureusement, leur route est barrée le 11 février 1968 par Lyon à Nîmes (1-0), en ¼ de finale.

1968-69 : Toujours la jeunesse !

Parce que le Sporting a besoin de souffler et parce qu’aussi, c’est l’ambition de tout entraîneur, Jean LUCIANO, au début de 1968-69, fait confiance aux jeunes. C’est la venue de BORGOMI, ELKHAIM, IGLESIAS, ALLERINI, LUIGGI.

A Besançon, le 3 septembre 1968 c’est une équipe inédite qui l’emporte par 3 buts à 1.

Un mois plus tard à Chaumont, Toulon va encore gagner à l’extérieur (2-1). Et malgré sa jeunesse, l’équipe toulonnaise se défend plutôt bien et termine 5° du championnat pour la deuxième année consécutive, une belle performance !

La coupe

En Coupe de France, le Sporting écrase au premier tour St Rémy de Provence 7 à 0, sort Montferrand et Arles (2-0). Mais en 16° de finale, le 5 février 1969 à Sète, il est éliminé par Angoulême. Un match qui reste un grand regret car il semble que les « Azur et Or » avaient les moyens de franchir l’obstacle.

1969-70 : un championnat laborieux  mais le Sporting atteint les 8° de finale de la Coupe de France

Cette saison le Sporting l’attaque avec à sa tête un nouveau Président Antoine SIRVENTE. Amoureux du football, il réalise pour son coup d’essai un coup de maître en engageant un certain Armando MARTIN, un argentin jusqu’alors inconnu. 1969-70 voit aussi l’arrivée d’un nouveau gardien, l’Héraultais Alain DESSONS. Jean Luciano engage aussi un de ses anciens « poulains » de Nice : Gérard SEGARRA.

En Coupe de France, le 14 décembre 1969, Toulon sort Béziers. Il sort aussi Monaco à Cannes (3-1) en 32° de finale et Rouen à Sète en 16° de finale. En 8°, Toulon rencontre Valenciennes et va livrer un vrai combat marathon. Le 22 mars à Toulon, pour le match aller, les varois l’emportent 2-0 mais les spectateurs présents à ce match se demandent encore comment les azuréens firent pour ne pas marquer davantage de buts contre une formation nordiste archi dominée. Huit jours plus tard, le 29 mars 1970, Valenciennes tient sa revanche et bat les toulonnais 2-0. La belle a lieu à Lyon, le 5 avril. Les toulonnais perdent 1-0.

En championnat, malgré Martin, le Sporting travaille toute la saison pour éviter une éventuelle descente en Division 3. Il se classe finalement 14° sur 16 équipes et se maintient de justesse.

Les années 70

1970-71 : Une fabuleuse fin de saison… et une 5° place

Cette saison voit les départs de l’entraîneur Jean Luciano pour Monaco, celui de Dessons pour Arles, et de Cornu pour la Corse. En revanche, c’est le grand retour de Marcel DUVAL en tant qu’entraîneur. Deux corses sont également recrutés : Paul Orsatti et Baleckita.

Le SCT va effectuer une remontée spectaculaire

Même s’il est éliminé le 22 Novembre à Bon Rencontre par St Cyr en 32° de finale de la Coupe de France et qu’il peine en championnat jusqu’à la mi-janvier, le Sporting va amorcer un redressement exceptionnel dès le 24 janvier face à Avignon. Ainsi, les toulonnais ne vont s’incliner que 2 fois en 13 rencontres (à Cannes et à Grenoble). Il va donc gagner à Sète (1-0), Alès (2-1), Ajaccio (2-1), Toulouse (3-0). Ils battent Montélimar (3-1), Béziers (1-0), Montpellier (2-0), Arles (2-1) et réalisent des matchs nuls à Aix (1-1), contre Nîmes (2-2), et face à l’intouchable A.S. Monaco de… Jean Luciano. Grâce à cette deuxième moitié de saison exceptionnelle Toulon va terminer 5° du Groupe Sud de Deuxième Division, avec 31 points.

En Coupe de France

En 32° de finale, à Bon Rencontre, Toulon est éliminé par St Cyr (0-1) le 22 novembre 1970. Si cette défaite est surprenante (St Cyr est en 3° Division), elle n’a pas étonné tout le monde. En effet, une petite poignée de joueurs en mise au vert à la Farlède aurait « fait le mur » pour sortir en discothèque la veille de la rencontre…

1971-72 : Une grande saison

cache_2412930119Cette « grande saison » est la première d’une série qui jusqu’en 1978 verra le Sporting figurer parmi les leaders de D2.

Pour cette nouvelle saison, le Sporting épaulé financièrement par la municipalité, va recruter des joueurs comme André GUY, CANIZARES et PIANNA qui sont recommandés par Jean Luciano en personne. En conservant Barret, Valls (prêté une saison à Ajaccio), Orsatti, Baleckita, Esteve, et avec les nouvelles recrues les dirigeants décident de mettre sur pied une équipe solide.

Un championnat admirable

Toulon débute le championnat en fanfare, en allant gagner le 22 août 1971 lors de la première journée à La Ciotat (2-1), puis en s’imposant une semaine plus tard à Bon Rencontre contre Arles (2-1). Après un petit passage à vide durant le mois de septembre, le Sporting renoue avec la victoire à l’extérieur le 3 octobre 1971 à Béziers (2-1) pour la 7° journée du championnat, puis récidive à Ajaccio le 31 octobre en s’imposant 5-1. Le 12 décembre, il gagne à Sète. Le 27 février, il gagne à Montpellier (3-1). Le 26 mars il réussit l’exploit de triompher face au Racing Club de Strasbourg (2-1) – qui terminera largement premier du groupe avec seulement 2 défaites en 30 matchs.

Mais ce championnat se termine sur une note négative pour les « Azur et Or » qui perdent le dernier match de la saison à Toulon face à… La Ciotat (0-1). Malgré cette ultime contre performance, avec 48 buts marqués, le Sporting finit 3° du groupe C de D2 avec 36 points à 3 points d’Avignon qui termine second, et à 16 points de Strasbourg.

8° de finale en Coupe de France…

En Coupe de France, le parcours du Sporting est lui aussi brillant. Les « Azur et Or » atteignent les 8° de finale où ils se font éliminer par le Red Star.

Mais la fin de saison est marquée par 3 départs : celui de Sirvente, tout d’abord, qui, ne pouvant plus s’investir dans ce club qu’il aime tant pour des raisons professionnelles, passe le relais à Angelo BONADEI. C’est aussi le départ de Marcel DUVAL à qui la direction préfère Jean LUCIANO au poste d’entraîneur. Enfin, c’est le départ de Christian DALGER pour Monaco, où il fera parler de lui durant pratiquement une décennie.

1972-73 : Une remontée spectaculaire

Des changements dans l’effectif

Avec l’entraîneur LUCIANO, plusieurs joueurs arrivent au Sporting : le goal Gérard MIGEON (futur gardien de l’Olympique de Marseille), les milieux de terrain Robert DEWILDER, PERI, SIMIAN, RAMIREZ, et les attaquants FAURE et SERRA. Ces arrivées entraînent donc des départs : André Guy, Barret, Orsatti, Baleckita et Jean-Pierre Alba.

Un début de championnat laborieux

Pour son premier match de la saison, Toulon s’incline à Monaco le 20 août 1972 (3-1), puis réalise un match nul sept jours plus tard à Montélimar. La première victoire de la saison arrive à Bon Rencontre avec l’Entente BFN, le samedi 2 septembre 1972 (3-0).Le Sporting perd ensuite le 17 septembre face à Montluçon (2-3), puis va gagner un mois plus tard le 30 septembre 1972 contre Toulouse 5 à 2. Le 8 octobre à La Ciotat 1-0, il s’incline une nouvelle fois le 25 octobre à domicile face à Troyes (1-2).

Une remontée spectaculaire

La semaine suivante, le 5 novembre 1972 à Avignon, le Sporting entame une série de belles performances qui le propulsent dans les premiers au classement général de ce groupe de D2. Victoire le 12 novembre contre Limoges 4 à 0,  le 19 novembre match nul à Cannes (1-1), le 26 Toulon bat Arles 1 à 0, le 10 décembre il gagne contre Chaumont 2 à 0, le 14 janvier 1973 (après la trêve) victoire contre Montélimar 3 à 1, le 20 janvier 0 à 0 contre l’Entente BFN, le 4 f évrier le Sporting s’impose 2 à 1 face à Mulhouse puis 2 à 1 face à  Montluçon le 11 février, et pour finir 3 à 0 à Bon Rencontre devant Gueugnon.

A partir du 4 mars 1973, la belle machine « Azur et Or » se dérègle peu à peu et malgré quelques autres bons résultats le Sporting s’incline 5 à 0 à Troyes le 8 avril, 4 à 2 à domicile face à Avignon le 9 mai, 3 à 1 à Arles le 12 mai et enfin 3 à 1 sur son terrain contre Monaco lors de la dernière journée le 3 juin 1973 (deux buts de Dalger). Malgré cette ultime défaite, le Sporting finit quand même 4° ex aequo avec Chaumont (39 points) à 2 points d’Avignon (41 points), à 12 points de Monaco second, et à 14 points du vainqueur du groupe B de D2 : Troyes.

En Coupe de France

En coupe de France, la carrière du Sporting est de courte durée. Après une victoire face à Brignoles 3 à 1le 17 décembre, une autre aux dépens de Martigues 2 à 1 le 7 janvier 1973, il est sorti en 32° de finale par Montluçon 2 à 0 à Montélimar le 28 janvier 1973.

1973–74 : DUVAL revient, BOUBACAR arrive.

Cette saison marque le retour de Marcel Duval qui vient remplacer Jean Luciano en tant qu’entraîneur. Son fils Marc est titularisé au poste de gardien et Legros reprend la place de Piana au poste de stoppeur. Ce dernier va former avec Lardeyret un fameux tandem défensif. Baltimore arrive au milieu, ainsi que 2 attaquants: Audiger l’ailier gauche, et surtout Saar Boubacar, un talentueux avant-centre sénégalais, alors inconnu. Plus tard il fera une longue et brillante carrière en D1 à l’Olympique de Marseille et au Paris Saint Germain.

En championnat 

Après un bon départ à Angoulème lors de la première journée, le 19 août 1973 (victoire 1-0), le Sporting perd à Ajaccio le 25 août (4 à 0). Le 1° septembre, il perd sur son terrain face au PSG (0-1) puis à Mulhouse 3 à 2. Ce début de saison n’est pas à la hauteur des espérances du Sporting…

Mais heureusement, les « Azur et Or » rétablissent progressivement cette mauvaise situation, en remportant leur première victoire de la saison, à domicile, le 30 septembre contre Nevers 2 à 0. Puis ils triomphent à Mantes La Ville le 21 octobre 2-1, et contre Cannes une semaine plus tard sur le même score.

Jusqu’à la fin de saison, le Sporting alterne très bons résultats et défaites inattendues.

Les « Azur et Or » gagnent à Béziers le 2 décembre (3-1), pulvérisent Mulhouse le 20 janvier 1974 (4-1), s’imposent à Châteauroux (1 à 0) le 27 janvier. Le 10 février, ils perdent à domicile contre Avignon (0-1), face au Red Star le 14 avril 1974 (0-3), et sur le terrain de l’entente BFN le 5 mai (0-1). Le championnat se termine sur une victoire à Toulon le 26 mai 1974, contre Angoulême (2-1). Le Sporting occupe la place de 5° du championnat de deuxième division à la fin de cette saison avec un total de 46 points et de 50 buts marqués.

Mais cette fin de saison est surtout marquée par un départ : celui d’Angelo BONADEI, président du Sporting. Son remplaçant, André  MARTINEZ, passera 6 ans à la tête du club, du 1 juillet 1974 au 30 juin 1980.

1974-75 : Toulon échoue d’un rien pour les barrages

Peu de changement pour cette saison au niveau de l’effectif si ce n’est le départ de Pepe RAMIREZ, la venue en attaque de GALVEZ et le grand retour du petit génie argentin Armando MARTIN qui ne restera qu’une saison.

Toulon si prêt du but

Dans ce championnat, Toulon va terminer 2° ex aequo avec Avignon avec 46 points mais 3° au goal average. Nancy est intouchable et termine 1° du championnat. Etant donné que seule la 2° place est qualificative pour les barrages en vue de l’accession en Première Division, le Sporting rate de peu son billet (4 buts). Au cours de cette saison, Toulon pêche au niveau de l’attaque (9° avec 44 buts marqués) alors qu’en défense, le Sporting termine 1° avec 22 buts encaissés. Ce manque d’efficacité sera sensible lors de la dernière journée de championnat. En effet, le samedi 24 mai à Bon Rencontre, Toulon et Avignon sont ex aequo à la 2° place avec 44 points et une différence de buts favorable aux Vauclusiens. Le Sporting reçoit Béziers et Avignon reçoit Bourges.

Pour que Toulon dépasse Avignon il faut non seulement gagner mais par 3 buts d’écart pour bénéficier du « bonus », fraîchement instauré. Le bonus est de 3 points au lieu de 2 en cas de victoire avec une avance d’au moins 3 buts. Finalement, Toulon l’emporte par 2 buts à 1, à la faveur d’un penalty sifflé à 2 minutes de la fin, transformé par Boubacar. Et comme Avignon l’emporte également 2 à 1 devant Bourges. Toulon peut dire adieu aux barrages !

Reste que malgré la désillusion finale, cette saison 1974-75 figure parmi les plus belles du club… Car avant ce triste épilogue, le Sporting a fait mordre la poussière à tous les grands du championnat.

La coupe de France

Le Sporting va atteindre les 8° de finale où ils se font éliminer sur match aller – retour par le Racing Club de Lens, ténor de D1. A noter au cours de cette coupe la belle performance du 2 février où Toulon élimine le « grand » Monaco, club de D1.

1975-76 : Encore troisième… et une seule défaite à la maison

Pour remplacer Martin et Boubacar, Marcel Duval découvre Jean Amadou TIGANA et Désiré SIKELY, qui feront une grande carrière par la suite. Tigana va occuper le poste de milieu offensif (N°6) et Sikély attaquant de pointe. Eric Vicent est titularisé au poste d’arrière gauche à la place de Valls parti en retraite sportive. Et cette saison, le Sporting va encore terminer 3° du championnat avec 45 points. Mais cette fois-ci, à 5 points du 2° le Red Star, et à 8 points d’Angers, vainqueur du groupe B de D2. « La première Division ce n’est pas pour maintenant » se disent les dirigeants du Sporting qui flirte depuis quelques années déjà, soit avec les barrages, soit avec l’accession directe.

En coupe de France
Après avoir éliminé Gardanne 3 à 0 le 21 décembre et Menton le 11 janvier (2-0), le Sporting tombe en 32° de finale le 1° février 1976 à Martigues contre les amateurs de  « La Paillade » de Montpellier aux tirs au but (4 à 2) après des prolongations sans but marqué.

1976-77 : Une équipe de copains

cache_2412930187Marcel Duval conserve quasiment le même effectif. Seul petit changement, Jarozick remplace Storai au milieu de terrain. Avec une équipe de joueurs se connaissant bien, s’entendant aussi bien sur le terrain que dans la vie, le Sporting va faire parler de lui cette saison.

Encore troisième

Hélas, 3 fois hélas pour la troisième année consécutive, les « Azur et Or » ne terminent que troisième du championnat de D2. Ils échouent en effet une fois de plus pour un petit rien pour la place de barragiste en vue de l’accession en D1. En tout et pour tout, 1 point sépare Toulon (44 points) de son second Gueugnon (45 points), et 4 de son premier Monaco (48 points).

Pourtant, le Sporting a réalisé une première moitié de championnat extraordinaire. 25 points en 17 matchs, uniquement des victoires à domicile, exception faite d’un nul pour la 3° journée face à Bourges (1-1), et 4 victoires importantes à l’extérieur. La 4° victoire à Monaco (le champion de D2 à l’issue de cette saison) est la plus belle mais aussi la plus lourde de conséquence. Nous sommes le 12 décembre 1976, lors de la 17° journée de championnat. Le Sporting qui gagne 3 buts à 0 attire les regards dela France entière qui en fait ainsi le favori pour la montée en Première Division. Mais c’est paradoxalement ce jour-là que Toulon va perdre le championnat. Sans doute cette victoire inattendue pèse sur le moral des joueurs pas encore habitués à une telle pression. Résultat, après la trêve, les Azuréens enchaînent les matchs nuls et les défaites. Il va falloir attendre la 28° journée pour voir enfin le Sporting gagner contre Angoulême le 3 avril 1977 (2-0). Dès lors, le Sporting va enchaîner victoires sur victoires… Mais les toulonnais devront se contenter d’une place de 3° et ainsi laisser filer l’accession en D1.

Coupe de France

Les joueurs de Marcel Duval se font éliminer dès le premier tour par Montélimar (alors en D3) 1 à 0.

1977-78 : Les années se suivent … et se ressemblent !

Au cours de l’intersaison 1977-78, le Sporting engage deux joueurs qui marqueront le club de leur empreinte : Jean-Louis Berenguier (La Ciotat) et Luigi Alfano (St Cyr). A noter également l’arrivée en attaque de Geurten, un fantasque ailier, et le départ de Jarozick, Simondi et Galvez. Tout cela n’empêchera pas le Sporting de terminer… 3°… et ce pour la 4° année consécutive. Cette fois-ci, les regrets sont moindres puisque Besançon, le second, a 3 points d’avance et Angers le leader, 6 points. Pourtant, les toulonnais ont fait parler d’eux tout au long de la saison, puisqu’ils obtiennent lameilleure attaque du championnat avec 61 buts, et par là même le meilleur « Goal Average » avec un petit nombre de buts encaissés (32). Mais 9 défaites en championnat sur l’ensemble de la saison c’est trop pour prétendre finir premier ou second, même si ces défaites ont été concédées avec seulement 1 ou 2 buts d’écart. Le Sporting a tout de même la satisfaction d’avoir réalisé quelques exploits dans ce championnat. Par exemple, la « raclée » infligée à Auxerre (futur 4°) 5 à 0 le 23 octobre 1977, les victoires sur Angers (1-0) et sur Besançon (2-0) et sur quasiment toutes les formations du Groupe A de Deuxième Division.

En Coupe de France

Après avoir écarté Salon 7 à 0, éliminé Orange 1-0, les « Azur et Or » sont sortis à Narbonne en 32° de finale par le PSG 2 à 0.

1978-79 : La fin d’une belle série

Des changements

Marcel Duval est remplacé par Célestin Oliver qui a déjà connu le club, mais en tant que joueur dans les années 60. Ce sont aussi les départs de Tigana (Lyon) et de Sikély (Marseille).

On note les arrivées de Michel N’GOM (qui fera carrière à l’OM et au PSG avant de se tuer dans un accident de voiture près d’Auxerre au début de la saison 1984) au poste d’avant centre, et de Christian Fernandez au milieu.

La crise

Cette saison 1978-79 constitue le point de départ d’une crise qui mènera 2 ans plus tard, le Sporting vers la Troisième Division. Tout débute en championnat par une série interminable : 2 matchs nuls et 7 défaites au cours des 9 premiers matchs de D2. Lors de la 10° journée du championnat, Toulon gagne enfin son premier match, et de plus à l’extérieur, 1-0 à Alès. Mais la journée suivante, le Sporting s’incline sur son propre terrain face à Toulouse (1-0). Après une défaite à Montpellier (2-1) les azuréens alternent bonnes et mauvaises performances : comme des victoires à Montluçon, Martigues et Troyes et des défaites à St Dié, à domicile face à Auxerre, le carton encaissé à Besançon 4 à 0, la contre performance à 5 journées de la fin à Toulon contre Montluçon (0-1)… Les ultimes victoires 3 à 1 à Auxerre et 7 à 0 face à Chaumont pour la dernière journée ne changent rien ! Le Sporting a bel et bien manqué sa saison 78-79, terminant 12° du groupe A à 16 points du premier Gueugnon, ce qui ne lui était pas arrivé depuis pratiquement 10 ans !

En coupe de France… Les « Azur et Or » comencent plutôt bien en gagnant  Michelis Marseille 3 à 0, puis St Priest 2 à 1 pour les 2 premiers tours. Ils seront éliminé en 32° de finale le 11 février 1979 à Martigues contre l’OM (3-1).

1979-80 : Le Sporting descend en enfer

Célestin OLIVER cède sa place d’entraîneur à Pierre SINIBALDI. N’Gom, Lubin, Geurten, Pedini, Baltimore s’en vont ; MAZEAS et le gardien BARTOLI arrivent. Avec un bilan final de 8 victoires, 11 matchs nuls, 15 défaites, 36 buts marqués et 48 encaissés, le Sporting termine 17° et avant dernier du Groupe B avec 27 points seulement. C’est l’inévitable et cruelle descente en Division 3, 33 ans après la première et unique apparition à ce niveau en 1947.

Pourtant, tout au long de la saison, les « Azur et Or » espèrent s’en sortir. Mais hélas… A 4 journées de la fin, le Sporting se rend à St Die, concurrent direct pour le maintien en D2. Nous sommes le 27 avril 1980, Toulon s’incline par 2 buts à 1 et fait un grand pas vers l’enfer. D’autant plus que la journée suivante, le 4 mai, les azuréens concèdent sur leur propre terrain le match nul (1-1) face à des biterrois qui n’ont plus rien à perdre ni à gagner dans ce championnat. De même que Thionville en milieu de tableau qui inflige à Toulon le 17 mai leur ultime défaite de la saison. L’écrasante victoire de Toulon face à Martigues (6-1) le 21 mai 1980 ne change rien. « Ca y est ils descendent » pour le plus grand malheur de tous les amoureux toulonnais du football.

En Coupe de France

Le Sporting est éliminé en 32° de finale à Martigues contre Alès le 10 février 1980.

Changement de présidence… Un mois après, le 30 juin 1980, le Président Martinez démissionne après 6 ans passés à la tête du club.

Les années 80 

1980-81 : Retour de Marcel Duval et de Christian Dalger

cache_2412933674Le nouveau président André Sudre rappelle immédiatement l’ancien entraîneur pour remonter le Sporting, pour le « sauver ». C’est donc, une nouvelle fois, le grand retour de Marcel DUVAL au poste d’entraîneur, une place qu’on n’aurait jamais du lui enlever. Avec le retour de Marcel DUVAL on enregistre aussi celui de son fils Marc au poste de gardien de but. Mais c’est surtout le retour de celui qui en l’espace de 8 ans est devenu à Monaco un grand Monsieur du football français, gagnant le championnat de France, la coupe de France, participant à la coupe du Monde en Argentine en 1978 avec l’équipe de France ; qualifiant même cette équipe de France pour cette coupe du monde en inscrivant fin novembre 1977 au Parc des Princes le but décisif du 3 à 1 face à la Bulgarie en phase éliminatoire… Il s’agit de Christian DALGER, qui avait quitté le Sporting pour Monaco en 1972.

Le Sporting retrouve son jeu… et la deuxième Division

Après un début difficile, la machine « Azur et Or » se remet en route et balaie tout sur son passage comme aux plus beaux jours de Division 2. Le Sporting termine premier de son groupe Sud avec 46 points devant Alès (42 points) et remonte ainsi en D2. C’est ce qu’il fallait faire, remonter immédiatement pour éviter de laisser le doute s’installer trop longtemps dans les esprits.

La Coupe de France
En coupe de France, les Toulonnais se font sortir dès le deuxième tour par Aix 1 à 0, le 30 novembre après avoir éliminé Antibes 3 à 2 au tour précédent.

1981-82 : Meilleure attaque du championnat

Brillante 4° place pour un brillant retour en D2. A l’orée de cette saison arrivent à Toulon : MIJAC, un libéro yougoslave ; Jean-Pierre CHAUSSIN, Martin N’KOUKA un milieu de terrain arrivant de Salon qui va rester au Sporting jusqu’en 1987, et un jeune attaquant qui fera parler de lui à partir de 1983 Alain BENEDET. Un autre attaquant plus ancien venant de Nîmes arrive à Toulon : Cheik DIALLO.

Au cours de ce championnat de D2, on retrouve le Toulon que l’on avait quitté à la fin de la saison 1977-78. C’est-à-dire un Toulon conquérant, généreux dans l’effort, spectaculaire et surtout très performant. Dès la première journée, le 2 août, les « Azur et Or » annoncent la couleur, s’imposant à Cuiseaux 3 buts à 2, puis le 9 août 1 à 0 contre Libourne. Après ce très bon départ, le Sporting rentre dans le rang avec 2 matchs nuls face à Orléans (1 à 1) et Toulouse (2 à 2), et 2 défaites contre Thonon (0-2) et Nîmes (2-3). Grâce à des victoires à Cannes le 5 septembre (2-1), à St Die (2-1), Grenoble(2-1), Fontainebleau (3-2) et grâce à des cartons infligés à Ajaccio (6-0), Fontainebleau (3-0) et St Die (4-1) ou Cuiseaux (7-4), le Sporting termine quatrième du championnat avec 40 points, à 3 points de Marseille (3°) et à 6 de Thonon et Toulouse (1° ex aequo).

Les Toulonnais terminent également avec la meilleure attaque du championnat (Groupe A) avec 62 buts. Les Dalger, Diallo, Benedet n’y sont pas allés de main morte.

En coupe de France le Sporting atteint les ¼ de finale.

1982-83 : Un championnat de rêve

cache_2412934066Au cours de l’intersaison, les dirigeants décident de renforcer l’effectif toulonnais en vue d’une éventuelle montée en Première Division. Pedro Viscaino, un talentueux gardien originaire d’Espagne arrive de Lyon pour remplacer Marc Duval. Bernard Boissier (Nîmes) vient renforcer le flanc gauche de la défense et Paco Bandera, cédé un an par Gueugnon, vient prêter main forte à l’attaque. Enfin,  un certain Rolland Courbisquitte Monaco pour épauler son ami Christian Dalger au Sporting et essayer de finir sa carrière en beauté dans une ville qu’il connaît bien depuis sa plus tendre enfance.

Quelle saison !

La saison 1982-83 est peut-être la plus belle jamais réalisée par Toulon. Pour la première fois de son histoire, le Sporting accède à la Première Division en terminant leader de son groupe. Dès les premiers matchs, on sent que tous les joueurs s’adaptent avec aisance et « la mayonnaise prend ». Alors, le Sporting va très vite se retrouver dans le peloton de tête avec Nice et Reims. Le Sporting ne va perdre que 3 matchs dans toute la saison, et justement deux contre Reims par 2 buts à 1 au match aller, et sur le même score au match retour. Les « Azur et Or » perdront également un match contre Nice 1 but à 0. Toulon termine avec 21 victoires en tout, n’encaissant aucun but sur son terrain lors des matchs aller, n’encaissant que 17 buts sur l’ensemble de la saison, ce qui constitue la2° performance défensive de tous les temps en D2, derrière Troyes (16 buts en 1972-73 dans le groupe B). Le Sporting marque également 68 buts, ce qui lui permet de terminer premier du groupe en devançant Reims au « goal average » (+51 pour Toulon et +37 pour Reims). Ce goal average qui lui avait fait tant défaut par le passé…

1983-84 : Une belle performance en Coupe de France

Fort de ses 2 premières expériences malheureuses en 1959 et 1964, le Sporting décide de tout mettre en œuvre pour éviter la redescente immédiate. Pour ce faire, plusieurs joueurs de classe sont engagés par le club : Pierre NEUBERT (Nancy), Philippe COL (PSG) et Gérald VERSTRAETE. Mais surtoutLaurent PAGANELLI (St Etienne), jeune joueur de 21 ans considéré comme le plus doué de sa génération, évoluant en numéro 10, milieu de terrain offensif ; Albert EMON (attaquant, Lyon), et le « goleador » Italo-Argentin Delio ONNIS qui à 35 ans est tout simplement le meilleur buteur en Championnat de France de D1. Cette saison marque aussi le retour de Storai, après une très grave blessure. Il se verra un peu plus tard confier le centre de Formation. Mais malgré toutes ces arrivées de qualité, ce championnat 1983-84 est terriblement difficile pour le Sporting qui souffre tout au long de la saison en flirtant avec la descente immédiate ou les barrages.

Le Sporting change d’entraîneur 

En tout début de saison, après quelques matchs seulement, un changement important se produit au sein de l’effectif Toulonnais. Christian Dalger quitte sa place de meneur de jeu sur le terrain pour prendre celle de meneur d’hommes sur la touche. Il devient entraîneur du Sporting. Marcel Duval est évincé de son poste alors qu’il pensait terminer sa saison et «passer la main ensuite ».

… et de stade

D’autre part, le Sporting a changé de stade. Le 8 novembre exactement c’est l’adieu à Bon Rencontre et l’inauguration du stade Mayol (jusque là réservé au Rugby Club Toulonnais) avec un match international : Toulon contre le Borrussia de Moenchengladbach (Allemagne fédérale). Match d’ailleurs gagné par les Allemands 8 à 4, mais ce soir là l’essentiel était de participer à la fête.

En championnat

Finalement Toulon termine à la 16° place avec 32 points et pour la première fois de son histoire, il se maintient en Première Division. Les joueurs ont peiné, et malgré les 21 buts de Delio Onnis qui termine meilleur buteur de D1 (ex aequo avec Patrice Garande d’Auxerre) Toulon n’assure son maintien qu’à l’avant dernière journée en allant gagner à Laval 2 à 0 le 28 avril.

Toulon en ½ finale de la Coupe de France.

Outre le maintien, ce qu’il faut retenir de cette saison 1983-84 c’est incontestablement l’épopée Azuréenne en coupe de France. Tout commence en 32° de finale le 28 janvier à Sète, Toulon élimine sans forcer Béziers 2 à 0. En 16° de finale aller, le 18 février Toulon affronte au stade Mayol la redoutable équipe de Toulouse. Le Sporting l’emporte difficilement 1 à 0 et à la fin du match tous les spécialistes sont unanimes pour dire que la qualification des varois risque d’être compromise. Pourtant, 3 jours plus tard à Toulouse, Toulon l’emporte également 1 à 0, créant ainsi la surprise dans ces 16° de finale. En 8° de finale, les Toulonnais affrontent Guingamp, Club de D1. En l’emportant 2 à 0 au match aller à Mayol le 17 mars, le Sporting assure l’essentiel de sa qualification et peut se permettre de perdre 1 à 0 au match retour le 21 mars.

Quelle émotion !

Le tirage au sort désigne Lens comme adversaire des ¼ de finale, avec l’avantage du match retour à Toulon. Le 4 avril 1984 au Stade Bollaert de Lens, les « Azur et Or » assurent quasiment la qualification en gagnant 1 à 0. Une semaine plus tard, le 11 avril c’est donc au tour du Racing Club de Lens de venir à Toulon défendre les chances qui lui restent.

Tout au long du match l’intensité sera très grande, et alors que le match touche à sa fin sur le score de 0 à 0 qui qualifie Toulon, Lens marque un but à une minute de la fin. Tout est à refaire, il faut jouer les prolongations.

Après 10 minutes de prolongations, coup de tonnerre au stade Mayol, Lens marque un second but. Il faut alors pour Toulon inscrire au moins 2 buts sans en encaisser pour faire match nul 2 à 2 et ainsi se qualifier pour les ½ finales (Toulon ayant gagné 1-0 à Lens). La tâche parait impossible d’autant que les locaux bien que formidablement encouragés par le public, confondent vitesse et précipitation. A 2 minutes de la fin du match pourtant, Laurent Paganelli sur pénalty réduit la marque. 2 à 1 pour Lens. Alors que l’on joue les 20 dernières secondes de la partie, Jean-Pierre Chaussin récupère la balle aux abords des 25 mètres Lensois et d’une frappe splendide catapulte le ballon au fond des filets du gardien de but adverse, Gaëtan Huard . Le stade explose, la pelouse est envahie, les joueurs acclamés, et le Sporting se qualifie en ½ finale de la Coupe de France pour la seconde fois de son histoire. La première fois, c’était en 1963.

Cette demi finale va réserver encore aux supporters toulonnais de vives émotions.

Le 25 avril, Toulon se rend à Monaco pour disputer la première manche. Monaco que les Dalger, Courbis, Emon, Chaussin et Onnis connaissent bien pour y avoir joué plusieurs saisons. Les Monégasques vraiment trop fort ce jour là, s’imposent 4 buts à 1 et compromettent dès lors les chances toulonnaises pour le match retour.

Mais c’est sans compter sur la force de caractère et la volonté de cette équipe toulonnaise qui à l’image de Courbis capitaine, crie à qui veut bien l’entendre, et aux Monégasques en particulier, que le match retour sera terrible et sans pitié.

Nous sommes le 5 mai, et à la mi-temps Toulon mène déjà 2 buts à 0 (buts de Chaussin et Benedet) au terme de 45 minutes éblouissantes et inoubliables durant lesquelles Monaco ne peut que constater les dégâts. Encore un petit but et c’est le paradis, la finale à Paris pour la première fois dans l’histoire du Sporting. Hélas pour le Sporting, ce petit but ne vient pas et c’est au contraire Monaco, qui par l’intermédiaire de Daniel Bravo marque le but du 2 à 1 (Pour Toulon), le but qui élimine le Sporting. Dommage car comme le dit si bien Rolland Courbis « si nous étions allés en finale plus rien ne pouvait nous arrêter, pas même Metz (le futur vainqueur), ça aurait été l’apothéose ».

Toulon aura quand même la satisfaction d’avoir fait trembler les vices champions de France.

En 1984, le club est rebaptisé « Sporting club Toulon Var ».

1984-85 : A un but de la Coupe d’Europe

Comme lors de chaque début de saison, des joueurs vont quitter Toulon et d’autres vont arriver. Parmi les départs : Perlin, Neubert et Verstraete vont rejoindre le F.C .Hyères. Du côté des nouveaux joueurs, c’est l’arrivée de Pascal Olmeta (Bastia), de Casoni (Cannes), de Tholot (INF Vichy), de Ricort, ainsi que d’un jeune gardien de but de 19 ans Luc Borelli.

Malgré un recrutement de qualité, le début de saison est difficile. Lors de la 4° journée et pour son second match à domicile, Toulon est battu par Bordeaux (2-1), le champion de France en titre. Le Sporting va subir une deuxième défaite au stade Mayol face à Metz (2-0), équipe candidate à une place européenne. C’est ainsi qu’à la 11° journée, le Sporting se retrouve à l’avant dernière place avec 3 victoires, 2 nuls et 6 défaites. Mais heureusement, une belle série de rencontres sans défaites suit, durant laquelle le Sporting bat Monaco pour la première fois de la saison au stade Louis II (2-0) grâce à Onnis et Benedet.

C’est Marseille qui met fin à cette belle série (grâce à laquelle Toulon est remonté à la 4° place) en l’emportant sur le score de 4 à 2, les 5 dernières minutes étant fatales aux varois. A noter que les Marseillais bénéficient de 2 penaltys lors de cette rencontre. Pour assister à ce match, pas moins de 32 cars ont fait le déplacement. Malheureusement en vain, car à cause des intempéries le match a été repoussé au Dimanche. Malgré ce contretemps 18 cars seront affrétés d’urgence pour un second voyage au Stade Vélodrome.

La revanche, Toulon la tient au match retour en battant l’OM 2 à 0, grâce à 2 buts d’Onnis. Le PSG connaîtra le même sort et ses vedettes subiront un cinglant 5 à 1 au stade Mayol.

Alors qu’il ne reste qu’un seul match à disputer, notre Sporting occupe la 5° place, qui est synonyme de qualification pour une coupe d’Europe. Pour ce dernier match, Toulon reçoit Nantes, tandis que Metz (6° à un point du Sporting) se déplace dans la capitale pour rencontrer le Racing Club de Paris. Du fait d’un goal average favorable, un simple match nul suffit aux Toulonnais pour terminer 5° du championnat. Devant plus de 11 000 spectateurs, Emon ouvre le score dès la 2° minute, mais Nantes égalise à la 28°. Qu’importe, Toulon est toujours 5°… Le gardien de Nantes sorti pour blessure est remplacé à la 46° minute par un joueur de champ. Malgré cet handicap, Toulon n’arrive pas à marquer un 2° but et c’est au contraire Nantes qui, à 20 minutes de la fin du match inscrit le but de la victoire. Metz gagne à Paris, et Toulon, à cause d’un petit point, ne disputera pas la Coupe d’Europe.

En coupe de France, le Sporting est éliminé en 32° de finale par Nice (2-0)

1985-86 : Une saison sauvée de justesse…

cache_2412934195Les départs de Burgio, Thierry Rabat (Limoges) et de Dib (Monaco), ainsi que les arrêts de Vizcaino et du goleador Onnis, sont compensés par les arrivées de Ramos, Roger Mendy, Cukrov, Di Fraya, André Blanc et Vernet, mais également par l’incorporation d’un jeune joueur de 18 ans issu du centre de formation David Ginola.

Le Sporting démarre cette saison en trombe

Après 4 journées, le club est toujours invaincu : 3 victoires dont une 2-0 à Monaco et 1 nul. Toulon pointe ainsi à la 2° place derrière le PSG. Mais après une série de matchs nuls à domicile, Toulon finit par perdre son premier match de la saison sur son propre terrain, contre Auxerre (1-0), au lors du 6° match au stade Mayol. Au terme de la 13° journée, Toulon se retrouve à la 16° place et se rapproche dangereusement de la zone de relégation. Le Sporting, classé 18° ne sera sauvé mathématiquement qu’après l’avant dernière journée. Finalement, il n’échappera aux barrages qu’à l’issue de la dernière journée, finissant le championnat à la 16° place. Ramos terminera 2° meilleur buteur de Première Division avec 19 buts. Une des grandes satisfactions de la saison sera la victoire de Toulon au stade Vélodrome (3-2) grâce à des buts d’Emon, Ramos et Paganelli.

En Coupe de France

Cette saison sera également marquée par l’élimination lors des 32° de finale de la Coupe de France par Evry, club de district, sur le score de 1 but à 0. Durant cette saison, et dès le mois de février Dalger sera remplacé en tant qu’entraîneur par Paul Orsatti. A la tête du club, c’est Alain ASSE qui est élu Président.

1986-87 : Pas de miracle

Nouveaux changements

Cette saison voit les départs de Benedet (Saint-Etienne), Olmeta (Racing club de Paris) et Emon (Cannes) et les arrivées de Mottet, Carvalho, Pardo, et Dominguez. Le début de saison est encore une fois très difficile et au bout de la 11° journée de championnat, le Sporting n’a pas gagné un match ! C’est pourquoi il pointe à la dernière place du classement.

Mais « heureusement », le Père François Julien (79 ans) se propose de célébrer une messe pour le « soutien moral du Sporting dans cette épreuve qu’actuellement subit notre club… ». En attendant l’intervention divine, Orsatti est remplacé à son poste d’entraîneur au mois d’octobre par Rolland Courbis. Force est de constater qu’après ce changement, le Sporting gagne enfin son premier match contre Laval (3 à 0), avec 1 but de Paganelli et 2 de Ramos. Lentement mais sûrement Toulon rattrape son retard et finit par quitter définitivement la dernière place lors de la 21° journée de championnat. Il se sauvera de la relégation et du barrage lors de la dernière journée en battant Nice à Mayol 2 à 0 (buts de Pardo et Vernet).

Le Sporting termine ainsi à la 15° place à l’issue de cette saison.

En ce qui concerne la Coupe de France, le Sporting va à nouveau chuter dès les 32° de finale devant Toulouse, pensionnaire de D1.

1987-88 : Le meilleur classement du Sporting en D1

Cette saison marque les départs de Marsiglia, d’André Blanc, de Di Fraya, Ricort, Ramos et Tholot, et les arrivées de Denizart, Chaussin, Zahoui, Joël Henry, Makanaky et le retour de Benedet.

Championnat

Après une victoire à domicile sur Nice 4 buts à 1 le 19 juillet 1987 lors de la première journée de championnat, le Sporting pointe à la 4° place lors de la 7° journée. A la mi-championnat, il redescend à la 13° place, avant de terminer à la 5° place manquant une nouvelle fois de peu la qualification pour la Coupe d’Europe. Ce sera là le meilleur classement du Sporting en Première Division.

Coupe de France

Mais ce qui va marquer les esprits cette saison là c’est la Coupe de France. Après avoir éliminé Nîmes en 32° de finale, le Sporting se déplace à Sète pour le match aller des 16° de finale et subit une défaite 2 à 0. Au match retour, Toulon marque 2 buts et réussit à égaliser sur l’ensemble des 2 matchs. Les prolongations n’ayant pu départager les 2 équipes, ils ont eu recourt aux tirs aux buts. Mais devant un public qui n’en croit pas ses yeux, les 10 joueurs de chaque équipe réussissent chacun leurs tirs. Un face à face entre les 2 gardiens de but termine le match en faveur de Sète, Mottet tirant juste à côté permet aux Sétois d’éliminer Toulon par 11 tirs aux buts à 10.

1988-89 : Une onzième place en championnat

cache_2412934612Cette saison voit les arrivées de Joseph Antoine BELL en provenance de l’OM, de Peter BOSZ (Pays Bas), de BOGNAR (Hongrie), de FARGEON (Servette de Genève), de LAMMERS (Pays Bas) de MANGIONNE (Annecy) et de Michel PIQ. Mais ce sont aussi les départs de Ginola et de Casoni pour le Racing Club de Paris, de Mottet pour Grenoble et la fin de carrière de footballeur de Paganelli.

Championnat

Après un début de championnat en fanfare avec deux matchs nuls mais surtout 4 victoires sur Lens (1-0), Metz (1-0), Cannes (3-0) et Monaco (1-0) le 13 août 1988 lors de la 6° journée grâce à une tête d’Alfano, le Sporting devient seul leader. Mais à la suite de 6 rencontres sans victoire, Toulon se retrouve 15°. Il terminera le championnat à la 11° place.

Coupe de France

En coupe de France, après avoir éliminé Nancy (1-0) le 25 février 1989 et Créteil les 22 et 29 mars (2-0 au match aller et 1-0 au match retour), le Sporting affronte l’OM en 8° de finale. Le match aller qui a lieu le 8 avril au stade Vélodrome se solde par un match nul (1-1). Le match retour laisse place à plus de suspense. Le 15 avril, alors que les deux équipes sont toujours à égalité à 5 minutes de la fin du temps réglementaire, Jean-Pierre Papin offre à l’OM le but de la victoire qui élimine Toulon de la Coupe de France.

1989-90 : Un bref retour aux sources

Les départs concernent Bell (Bordeaux), Fargeon (Suisse), Mangionne (Alès), Pardo (Bordeaux), Mendy (Monaco). En revanche, ce sont les arrivées de Sango’o, d’André Blanc, de Pister, Anziani, Bursac, et le retour de Casoni. Le Sporting réalise un début de saison honorable avec une série de victoires par 2 buts à 0 : sur St Etienne le 22 juillet 1989, Caen le 2 août, Brest le 12 août, et Monaco le 26 août. Il occupera donc à l’issue de la 7° journée de championnat le trio de tête. Mais, comme la saison précédente, les résultats vont s’affaiblir et le Sporting va terminer la saison 12°.

Le retour à Bon Rencontre sera l’évènement marquant de cette saison. A la demande de Courbis qui voulait un stade « 100% footeux », le stade de Bon Rencontre est rénové. Le 4 octobre 1989, c’est le retour aux sources avec un derby Toulon-Nice qui se soldera par un match nul (1-1) devant les caméras de Canal +. Sous la pression des élus municipaux, l’escapade à Bon Rencontre se termine après seulement 8 matchs et un bilan mitigé (2 victoires, 3 nuls, 2 défaites). Du coup, Courbis démissionne de son poste d’entraîneur courant février pour se consacrer à celui de Manager Général et Délio Onnis devient le nouvel entraîneur.

En Coupe de France, le Sporting se fait éliminer aux tirs aux buts en 16° de finale par Valenciennes.

Les années 90

1990-91 : Objectif maintien

Toulon va terminer à la 16° place, après avoir longtemps flirté avec le bas du tableau, ne se mettant définitivement à l’abri que lors de la dernière journée grâce à un match nul contre Monaco (1-1) le 24 mai 1991. Côté extra sportif, Courbis, le Président Asse et le trésorier du Sporting sont contraints de démissionner suite à une enquête sur les finances du club. Kombouaré, Bursac et Bernardet sont transférés en cours de saison pour essayer de rétablir un budget déficitaire. La seule consolation vient dela Coupe de France : le Sporting atteint les 8° de finale, mais se fait sortir par Monaco.

1991-92 : Des joueurs toujours motivés 

Un nouveau Président est élu, il s’agit de M. De Courson. Et c’est Guy David qui va prendre en charge l’entraînement des joueurs. «  Mal payés mais contents ! » Le Sporting vit des heures difficiles… Mais malgré les problèmes, les joueurs continuent de défendre avec bonheur le maillot « Azur et Or ». Ainsi, ils vont terminer le championnat à la 14° place avec la satisfaction d’avoir infligé à l’OM le 28 août sa première défaite de la saison (1-0). Léonardo Rodriguez va terminer 6° au classement des buteurs du championnat avec 12 buts.

En Coupe de France, le Sporting est éliminé en 16° de finale par le Gazelec d’Ajaccio (1-0) le 15 mars 1992 après avoir éliminé en 32° de finale l’AS Deveze BEZIERS 3 à 1 le 23 février.

1992-93

cache_2412934829Cette saison va être la dernière du Sporting en Première Division et c’est Robert Dewilder qui va prendre en charge l’équipe « Azur et Or ».

La fin d’une époque

Dès la première journée, le 8 août 1992, Toulon prend une claque à Monaco (4-0). A domicile, le bilan n’est pas plus brillant : 14 équipes sur 19 viennent engranger des points. Lors de la 36° journée, le Havre vient battre le Sporting au stade Mayol, le 29 mai il perd à Lens (2-1). Et pour la dernière journée en Première Division, Monaco bat le Sporting chez lui 5 à 4. La belle aventure s’achève ainsi et le Sporting est relégué en D2.

Le club est rebaptisé « Sporting Club Toulon 83 »

Et les ennuis commencent… Sur le plan financier, rien ne va plus. Les salaires ne sont plus payés, la mairie traîne les pieds pour verser la subvention, le plan de redressement présenté par le Président est repoussé et la DNCG décide de rétrograder le club. Le Sporting va donc se retrouver en National.

1993-94 : La saison des changements

Tout est renouvelé pour cette nouvelle saison qui démarre. C’est un nouveau Président (M. Favarollo) qui, pour attaquer ce championnat dans une nouvelle Division, fait appel à Luigi Alfano pour entraîner l’équipe première. Le club qui s’appelle désormais le « Sporting club de Toulon 83 » va engager de nouveaux joueurs parmi lesquels nous pouvons citer Dervin, Carvalho, Charlet, Coulbault, Homon, Maresu, Benedet, Cabezas, Cassese et Quemener.

Le championnat ne commence pas très fort pour Toulon

En effet, il faut attendre la 6° journée pour que le Sporting remporte son premier match, alors qu’il occupe une peu brillante 14° place. A la mi-décembre, le Sporting qui se traîne dans le ventre mou du championnat, recrute les 2 brésiliens Edilson Cardoso Suares et Mario Cesar Rodriguez Barbosa qui feront leur entrée sur le terrain lors d’un match contre Sète. Mais la ligue Méditerranée délivre des licences le 31 décembre, soit juste à la date limite. La FFT va donner raison au FC Sète, qui remporte le match sur tapis vert. Quant à la rencontre contre Lyon-Duchere, elle devra être rejouée. Et c’est au cours de cette partie le vendredi 31 mai qu’Alain Benedet est victime d’une double fracture tibia/péroné, lors d’un choc avec le gardien de but toulonnais Dervin. Cette blessure met fin à sa carrière de joueur. Ainsi, Toulon qui a perdu 5 points sur tapis vert, termine à la 5° place, à 3 points du second, place synonyme de montée en Deuxième Division.

1994-95 : Retour à Bon Rencontre… et les ennuis continuent

Nouveau changement à la Présidence du Sporting, c’est M. Davidian qui va prendre la tête du club. La reprise est honorable sur le plan sportif, avec 4 rencontres sans aucune défaite. Mais  elle l’est beaucoup moins sur le plan financier. Les salaires ne sont plus payés depuis le début du championnat, et certains joueurs se mettent en grève le 8 octobre 1994. A Rouen, le Sporting va donc fatalement encaisser un cinglant 6 à 0. Trois joueurs toulonnais quittent le club le 13 octobre avec la bénédiction de la DNCG qui a reçu de nombreuses lettre de joueurs se plaignant de ne pas être payés. Le 15 octobre, pour la 11° journée, 5 joueurs sont encore grévistes. A Bon Rencontre, Toulon est fatalement battu par Besançon sur le score de 2 buts à 1. Il n’est donc pas surprenant quela DNCG décide de rétrograder, à titre conservatoire, le Sporting en National 2, dès la fin de saison. L’équipe toulonnaise se trouve alors dans le bas du classement avec le défi de ne pas être rétrogradé également sur le plan sportif. Un match nul (2-2) obtenu lors de la dernière journée contre Sète grâce à 2 buts de Zanotti inscrits dans les 5 dernières minutes ne sera pas suffisant. En effet, Toulon se retrouve 16°, et donc reléguable au « goal average » particulier. Cependant, suite au dépôt de bilan de Pau et aux rétrogradations de certains clubs pour des raisons administratives (Vallauris, Lyon Duchere par exemple), le Sporting est sauvé côté sportif. Le 7 juin, le nouveau Président Catalano expose son plan de redressement à la DNCG. Ce plan est accepté et le Sporting va demeurer en National.

1995-96 : Retour au Stade Mayol pour cette saison qui va s’avérer exceptionnelle

En championnat tout d’abord

Toulon commence fort bien ce nouveau championnat. Le Sporting qui reçoit à 2 reprises gagne les deux fois sur le score de 1 à 0. Lors de la 5° journée le 2 septembre, l’équipe remporte une première victoire à l’extérieur aux dépens de Fréjus (3-1), mais elle est défaite à domicile par Beauvais (3-1) le 9 septembre. Avec 4 victoires consécutives, mais surtout grâce à une victoire sur le leader Grenoble le 7 octobre le Sporting gagne la tête du championnat.

Les journées suivantes, ce sera le « yoyo » entre la 1° et la 4° place. Toutefois, à l’issue de la 29° journée, le Sporting occupe à nouveau la première place suite à sa victoire sur Angoulème, un autre prétendant à la montée. Et puis une série de victoires va suivre : à Nîmes (2-0) et à Sète (2-1) et à domicile contre Dijon (1-0). En recevant Istres pour l’avant dernière journée de championnat le 18 mai 1996, Toulon compte 3 points d’avance. En cas de victoire, le Sporting sera quasiment certain d’évoluer en Division 2 la saison prochaine. Mais à la 34° minute, l’équipe d’Istres qui a décidé de jouer les trouble-fête, ouvre le score. Le buteur toulonnais Moses égalise 4 minutes plus tard et permet au Sporting de réduire la marque. A la 64° minute, c’est encore Moses qui permet au Sporting de gagner par 2 buts à 1. La rencontre terminée, le speaker annonce que les équipes qui suivent Toulon au classement ont perdu.

Le Sporting termine pour la première fois de son histoire 1° du Groupe B et retrouve alors officiellement la Deuxième Division.

Pour la dernière journée, le Sporting en déplacement à Besançon, va remporter le match 2 à 1 le 25 mai 1996. Reste à disputer le titre de champion de National à Saint-Brieuc, premier du Groupe A. Et Toulon va l’emporter 2 à 1 après les prolongations ! Toulon est champion de National ! C’est le premier et d’ailleurs l’unique titre que va remporter le Sporting …

Puis Toulon élimine le Bordeaux de Zidane en Coupe de France…

Qualifié pour les 8° de finale, Toulon rencontre Montpellier, autre club de 1°Division devant 12 000 spectateurs. Cabezas ouvre la marque dès la 10° minute en battant Martini. Mais les toulonnais ne gardent pas longtemps cet avantage, car les montpelliérains égalisent 6 minutes plus tard. Le score n’évolue plus. La séance de tirs  aux buts est fatale aux toulonnais, qui sont éliminés.

1996-97 :

cache_2412934916A l’orée de cette saison, de nouveaux joueurs arrivent au Sporting, parmi lesquels Santos (Beauvais), Angibeaud (Istres), Ambrosi (Istres), Ferreri (Marseille) et Demol. Un seul départ est annoncé, celui de Zanotti pour Bordeaux.

 

A l’occasion de son premier match, Toulon se déplace à Saint-Brieuc qu’il a vaincu pour le titre de champion de National et l’emporte 2 à1. A l’issue de la 8° journée, Toulon occupe une honorable 5° place. Mais lors de la 9° journée le 18 septembre 1996, le Sporting est sévèrement battu à Troyes sur le score de 5 à 0 et va connaître une série de contre-performances. Pour la dernière rencontre des matchs aller, le 23 novembre 1996, le Sporting est battu une 2° fois à domicile, par Amiens (3-1). Il se retrouve alors reléguable pour la première fois de la saison. Et l’emblématique entraîneur Alfano est remercié.

L’équipe est confiée à François Bracci, qui va entre autres choses, instaurer une nouvelle règle interne.  Entre l’échauffement et le coup d’envoi du match, les joueurs ne retourneront plus au vestiaire, ils se changeront sur le terrain, devant le banc de l’entraîneur. Et grâce à des victoires face à Louhans, Valence et Epinal, le Sporting va progressivement remonter à la 9° place pour terminer 14° sur 22 à la fin du championnat.

La Coupe de la Ligue

Cette saison va marquer aussi l’entrée de Toulon en Coupe de la Ligue, réservée aux équipes professionnelles. Le Sporting est éliminé en 8° de finale par Lens (1-0), club de Première Division après avoir éliminé Lille (D1) par 2 buts à 1 et Laval (D2) également 2-1 après prolongations.

Et la Coupe de France

En Coupe de France, le Sporting est éliminé dès son premier match par Orange, une équipe de DH, sur le score de 4 buts à 2 après prolongations.

1997-98 : Un coup dur

De nouveaux joueurs regagnent l’effectif toulonnais, parmi lesquels Patrice Marquet (Gueugnon), JC Durand (Perpignan), Mazzuchetti (Perpignan), Revelles (Louhans), Agali (Marseille), et en cours de saison, Tartarian (Nice). Parmi les départs, citons ceux de Ferreri, Moses, Cabezas, Cabon, Angibeaud et Bonadei.

Cette saison marque aussi l’arrivée d’un nouvel entraîneur, et ancien joueur toulonnais Albert EMON.Le championnat démarre plutôt mal, puisque les 4 premières journées sont marquées par des défaites. Il faudra attendre la 5° journée pour voir enfin le Sporting s’imposer à Mayol face à Mulhouse 2 à 1. A la fin des matchs aller, le Sporting va se retrouver avant dernier du classement. Albert Emon est remercié et remplacé par Christian Dalger.

Mais le Sporting va rencontrer de grandes difficultés financières…

Le Président est démissioné, et les joueurs sont en grève. De ce fait, la DNCG décide de rétrograder le Sporting à titre conservatoire, en fin de saison. L’objectif est encore une fois de se maintenir pour éviter une double rétrogradation. Mais en dépit de quelques bons résultats, le Sporting ne peut se maintenir et se classe 20° sur 22.

Pire…

Placé en redressement financier, Toulon subit une double rétrogradation administrative et devra débuter la prochaine saison en CFA2. De ce fait, l’équipe réserve, leader de DH se voit refuser l’accession en CFA2.

Consolation en Coupe de France

Lors de cette saison très dure, seul le parcours en Coupe de France fera vibrer les supporters toulonnais. Toulon sera éliminé aux tirs aux buts en 8° de finale à Guingamp (D1) après avoir « sorti » le tenant du titre Nice, et également Nancy.

1998 : L’indécision

En ce début de saison, la situation administrative du club, placé en redressement judiciaire, est assez confuse. Après un faux départ en National (le retrait n’est effectué que quelques jours avant le début de la saison), l’équipe entraînée par Alfano va évoluer en CFA2., alors que l’équipe réserve entraînée par Zahoui va disputer le championnat de DH.

1999-2000 : Hommage à Luc Borelli

Le début de championnat annonce une belle saison. En effet, après 7 rencontres, le Sporting invaincu occupe la 1° place. Mais lors de la 8° journée, la rencontre STV – St Cyr se solde par une défaite de Toulon (2-0). Les 4 rencontres suivantes sans victoire font dégringoler le Sporting à la 7° place du classement. Les «  Azur et Or » alternent par la suite bons et mauvais résultats, et termineront le championnat à la 9° place, avec tout de même la satisfaction d’avoir battu le co-leader Gap, chez lui (2-1). L’équipe réserve quant à elle, monte de PHB à PHA, sous la conduite de Jean Susini.

Cette même saison marquera l’inauguration de la tribune Borelli, en mémoire du brillant gardien toulonnais Luc Borelli, décédé dans un accident.

Les années 2000

2000-01 : On repart à zéro

Le championnat de DH subit des modifications : la DH va désormais comprendre 14 clubs au lieu de 12. En revanche aucun changement concernant le règlement sur l’accession en CFA2 : seul le club premier de DH peut prétendre à évoluer en CFA2.

Le Sporting va démarrer cette saison en trombe…

… et ce même s’il perd contre sa bête noire Martigues (1-0).

Le 14 janvier, Toulon qui occupe la place de 7° reçoit Orange qui lui fera mordre la poussière pour la deuxième fois de la saison. L’entraîneur François Zahoui est remercié et remplacé par Dragan Cvetkovic.

C’est avec un nouvel entraîneur que le Sporting retrouve le stade Mayol. Et cela porte bonheur à Toulon qui va s’imposer à domicile, et à l’extérieur face à Gap, St Cyr / Cadière et Grasse. Le tournant du championnat a lieu le 29 avril 2001 lorsque Toulon reçoit le leader Gap, qu’il a battu chez lui au match aller. La victoire est impérative, mais malgré la présence de 1000 spectateurs le Sporting n’arrive pas à s’imposer et concède le match nul (0-0). Malgré une belle remontée et l’invincibilité à domicile le Sporting ne termine qu’à la 2° place (3° avec les points de pénalités) passe près de la montée à l’échelon supérieur.

L’équipe réserve, toujours entraînée par Susini accède à la DHR.

2001-2002 : Montée en CFA 2

cache_2413016225Pour cette nouvelle saison, les footballeurs toulonnais retrouvent leur stade de Bon Rencontre. Le début de championnat est périlleux : après seulement 4 journées, le Sporting compte 3 défaites et se classe à la 12° place (sur 14). Une longue remontée va s’opérer et si les Toulonnais gagnent à domicile, ils ne perdent pas non plus à l’extérieur. Cependant, lors de la 12° journée, ils ne se classent que 5°. 4 matchs importants vont être disputés et vont permettre de déterminer si le Sporting est capable de rester dans la course au titre : contre Marseille Consolat (2°), Orange (3°), Grasse (4°), et Martigues. Et Toulon va battre ces 4 adversaires, ce qui va lui permettre de se positionner à la 2° place, derrière Consolat.

Le coude à coude avec cette équipe va durer jusqu’à la 21° journée, journée au cours de laquelle Toulon bat Fos chez lui (5 à 3) tandis qu’à Marignane le match est interrompu alors que Consolat est mené. Pour la dernière journée de championnat, le Sporting certain d’accéder en CFA2, reçoit La Ciotat. Devant 1000 spectateurs, le gardien arrête un pénalty avant que les « Azur et Or » ne marquent 2 buts.

Le Sporting va donc terminer premier avec 10 points d’avance et la meilleure défense du championnat 2000-2001. Nos meilleurs buteurs sont Darrigade (8 buts), Lareche et Mayuma (7 buts). L’équipe réserve quant à elle est rétrogradée de DHR en PHA.

2002-2003 : Un pas de plus : montée en CFA

Dès le début de la saison, le Sporting reçoit la réserve d’Alès, club de National. C’est un examen de passage réussi puisque les toulonnais remportent le match par 2 buts à 0. Pour son premier déplacement, les « Azur et Or » bien que menés 1 à 0 vont s’imposer 2 à 1. Mais le coup d’arrêt intervient au cours de la 4° journée au cours de laquelle Vergèze s’impose sur son terrain et met fin à une belle série de 25 matchs consécutifs sans défaites pour le Sporting.

Après ce faux pas Toulon va poursuivre sa marche en avant aux dépens de Cannes, Onet, Lunel, et Frontignan. Cependant, lors de la 14° journée, Toulon s’incline à domicile face à Cagnes, concurrent direct pour l’accession en CFA. Ce match signe la fin d’une série de 26 matchs à domicile sans aucune défaite. En décembre et janvier, le Sporting va également perdre deux rencontres, mais retrouvera vite son rythme de croisière.

Et si le mois de février est brillant, le mois de mars est exceptionnel. En effet, après être venu à bout d’Onet à domicile, les toulonnais vont véritablement réaliser un exploit à Lunel en gagnant 4 à 2 après avoir été mené 2-0 au bout de 20 minutes de jeu. C’est ensuite au tour de Frontignan de subir la furia toulonnaise (4-0), puis à Arles. De son côté, Cagnes s’écroule et se retrouve à la seconde place, à 6 points du Sporting. Le mois d’avril va être décisif. Toulon vient à bout de Lucciana, avant de faire match nul à Vitrolles et de s’imposer à Cagnes 2 à 0. La première place est définitivement acquise grâce à la victoire sur l’EF Bastia. Toulon ne peut plus être rejoint et termine le championnat en roue libre en s’imposant face à Montélimar à Bon Rencontre (2-1) et à Alès (3-0).

A la fin du championnat, Toulon totalise 14 points d’avance sur le second, avec ses 2 meilleurs buteurs : Lareche (14 buts) et Labate (13 buts).

2003-2004 : Une bonne saison… et le maintien

Cette saison voit l’arrivée de l’entraîneur Jean-Louis Garcia qui va jouer un rôle déterminant au sein du Sporting puisqu’il va amener les toulonnais aux portes dela Ligue2.  Pour son premier déplacement, le Sporting se rend à Gap, tout juste promu en CFA, comme Toulon. Bien que réduis à 9, les « Azur et Or » s’imposent 2 à 1. Le premier match à domicile va rythmer ce début de saison : au cours de cette journée, Agde se voit encaisser 5 buts (5-1).

Si la troisième journée n’est pas heureuse pour les toulonnais, les suivantes le sont : face à la réserve de l’OM le Sporting gagne 2 à 1, puis il l’emporte face à Albi et Fréjus. Toulon se classe alors à la 2° place de son groupe de CFA. Par la suite, les résultats sont mitigés mais permettent tout de même au Sporting de rester dans le trio de tête. A la fin des matchs aller, Toulon va battre le leader invaincu Monaco chez lui (1-0), avant de tomber face à Bayonne.

Les matchs retour vont marquer une course poursuite entre Toulon et Bayonne qui, à tour de rôle, vont occuper la première place.Le tournant de ce championnat a lieu lors de l’avant dernière journée, qui voit Toulon défier son concurrent en terre basque pour l’accession en National. Mais les « Azur et Or » vont perdre ce match par 1 but à 0, but contesté, le ballon ne semblant pas avoir franchi totalement la ligne de but. En battant Gap 2 à 0 lors de la dernière journée Toulon s’octroie la 2° place et va être classé meilleur second des 4 groupes de CFA. ET à ce titre, l’équipe caresse l’espoir d’être repêchée. En vain…

Car si Toulon termine à égalité de points avec Bayonne sur le plan sportif, cette dernière le devance au goal average particulier. De plus, du fait de l’application d’un point de pénalité, le Sporting termine second à un point bien qu’invaincu à domicile. Revillet, avec ses 15 buts, terminera 3° meilleur buteur du groupe.

Si pour cette saison les toulonnais passent près du but, la suivante va leur donner entière satisfaction… Et les supporters sont là pour les encourager dans cette dynamique !

2004-2005 : Le Sporting en National

cache_2413016448Le Sporting évolue en CFA pour la deuxième année consécutive. Et la saison démarre plutôt bien, avec une victoire sur Monaco 5 à 1. Et ce n’est que le début…

Le Sporting a raison d’Albi, Fréjus, Balma, Martigues et Rodez, résultats qui le hissent à la première place du classement. A l’issue de la 13° journée, suite à une série de matchs nuls, Toulon s’éloigne peu à peu de la place de leader. Au cours de la 15° journée, Toulon est vaincu pour la première fois de la saison à Bastia, par l’équipe réserve.

Le tournant de la saison a lieu lors de la 30° journée… Alors que les « Azur et Or » vont battre Marseille chez lui, le leader Rodez est battu par Monaco. Le Sporting retrouve donc la première place du classement.

Ce qui ne l’empêchera pas de se faire des frayeurs.

Lors d’un déplacement à Agde et alors que le Sporting est mené 1 à 0, Bilici va marquer 2 buts en 2 minutes. Toulon est rejoint au score, mais Bilici se charge de tout… il va marquer un troisième but qui donnera la victoire à son équipe.

Pour l’ultime match à domicile, Toulon reçoit St Priest (qu’il a battu au match aller) et Fréjus se déplace à Rodez. Fréjus va tenir son adversaire en échec et Toulon bat St Priest par 1 but à 0, et gagne ainsi définitivement son billet pour le championnat national ! Il peut terminer son championnat en se déplacement sereinement à Monaco.

Cette fantastique saison se termine donc bien, et Toulon se retrouve enfin aux portes du championnat professionnel. Satisfaction d’autant plus grande qu’il demeure invaincu à domicile grâce notamment à son meilleur buteur, Bilici (18 buts en championnat).

Le Sporting atteint les 16° de finale de la Coupe de France…

Après avoir battu Roquevaire, St Raphaël, Draguignan, Sète (club de National), Cassis-Carnoux, Montceau, Toulon tombe face à Clermont, club de Ligue 2 (1-0).

2005-2006 : Une honorable 7° place

Pour son premier match, le Sporting reçoit et bat le Gazelec d’Ajaccio. Et comme à son habitude depuis quelques saisons il occupe le haut du tableau. Cependant, n’arrivant pas à s’imposer à l’extérieur, ce championnat s’annonce plus difficile.Vannes va mettre fin à plus de 3 ans sans défaite à domicile, c’est-à-dire 52 matchs à Bon Rencontre… Mais malgré ce coup d’arrêt, Toulon va rester dans le trio de tête du classement jusqu’à la 16° journée, grâce notamment aux matchs à domicile. Puis, alors que l’objectif fixé en début de saison ne fait plus de doute, la tendance va s’inverser : les « Azur et Or » ne gagnent plus à domicile mais à l’extérieur. Et cette situation interpelle les supporters : le Sporting glisse vers la 8° place. Mais Toulon va vite remonter au classement et termine le championnat 7° pour sa première saison en National. Et cette équipe de copains, d’ossature toulonnaise,  peut se satisfaire d’un tel résultat… Ses meilleurs buteurs sont Bilici (7 buts), Lemoigne et Noto (6 buts). A l’issue de cette saison, Jérôme Lemoigne (N°6) est recruté par Sedan, club de Ligue 1. Nous lui souhaitons de beaux jours dans l’élite du football français…

En Coupe de France

Le Sporting est éliminé après une effroyable séance de tirs aux buts par Montpellier (Ligue 2), au 7° tour.
2006-2007: Un constat d’échec…

C’est un Sporting profondément bouleversé qui va entamer une seconde saison en National: L’entraîneur Jean-Louis Garcia quitte le club pour le SCO d’Angers, il est remplacé par Hubert Velud en provenance de Créteil (L2). Le recrutement fait la part belle à des joueurs d’expérience ayant évolué pour la plupart au niveau superieur: F.Chaigneau, B.Savry, A.Kehiha, V.Boulanger, A.Colinet, M.E.Guei… C’est aussi le retour d’un ancien azur et or: Frédéric Brando. Le club fête ses 60 ans et les premiers matchs seront joués sous les couleurs historiques du début: le noir et or.

La saison démarre bien et le STV se retrouve seule équipe invaincue au seuil de la 10° journée (4V 5N). Après une première défaite, contestable dans la forme à Sète (2-1) puis une autre face à Nimes dans un Bon Rencontre peuplé par plus de 5000 supporters, le Sporting va s’enfoncer dans une spirale négative durant de longues semaines marquée par l’instabilité et l’irrégularité.

Au soir de la dernière journée et d’une égalisation de Châtellerault à 15 minutes du coup de sifflet final, le STV est relégué en CFA.

2007-2008: Retour en CFA

Après l’énorme déception de la relégation, le STV chamboule une fois encore son effectif: De nombreux joueurs s’en vont et d’autres arrivent parmi lesquels S.Malfleury, JB.Francheschi ou encore G.Dutil. Exit le coach H.Vélud, André Blanc devient le nouvel entraîneur. La nouvelle équipe se présente à la première soirée organisée par l’association des Socios du STV qui sont des supporters/actionnaires du club.

La saison débute sur une série de victoires à domicile mais entrecoupée par des défaites à l’extérieur. Petit à petit le Sporting grignote l’avance prise par Gap et à la trêve il est revenu à 4 points du leader. Au lendemain d’une défaite à Fréjus (1-0), A.Blanc est prié de laisser sa place sur le banc à D.Cvetkovic, de retour dans la rade avec l’accession en National comme objectif. Cependant la « mayonnaise » ne prend pas, le STV recevant une gifle en février par la réserve Monégasque (5-0). Les azurs et or perdent trop de points en concédant de nombreux buts en fin de match. Ils terminent 8° à 23 points du leader Cassis-Carnoux…

Lors de l’ultime journée face au Gazelec Ajaccio, le capitaine Toulonnais Sébastien Soulas reçoit l’ovation de Bon Rencontre en disputant la dernière rencontre de sa carrière.

Dans le même temps…

La réserve du STV réalise une saison pleine en terminant première de son groupe en PHB (20V, 4N, 2D). Meilleure attaque (69 buts), meilleure défense (13 buts), le groupe de JC.Grasso devient champion de PHB en battant le SC Dracénie. « L’état d’esprit, l’amour du maillot et évidemment la rigueur ont été les valeurs nécessaires pour monter en PHA » déclarera le coach du STV.

2008-2009: Bon départ… triste épilogue

Après une intersaison mouvementée en coulisse, le STV attaque une nouvelle saison avec à nouveau des changements: Turn-over considérable dans l’effectif azur et or, seuls quatre joueurs de la saison précédente sont conservés.

Les premiers matchs sont plutôt réussis avec un tonitruante entame 4 à 3 face à Lyon-Duchère et au soir de la 6° journée, le Sporting s’empare de la première place en battant la formation de Jura Sud à Bon Rencontre (2-1). L’arrivée de l’international Nigérian James Obiora (30 ans) fait naître de réels espoirs d’accession en National, d’autant plus qu’au 5° tour de la Coupe de France, les Toulonnais éliminent au terme d’un match à suspens (2-1 ap) l’AC Arles (Nat.) qui était déjà sur la route de son accession en Ligue 2. Fin septembre, le groupe de supporters des Irréductibles Toulon fête ses 15 ans d’existence dans une ambiance en liesse après la victoire sur le FC Martigues (1-0, but de G.Firquet)

Seule équipe invaincue, tout semblait bien se passer dans le ciel azur du STV… Jusqu’à la 13° journée où il allait subir une véritable déroute au stade de la Mosson à Montpellier (7-0). A la mi-saison, le club Toulonnais pointe cependant à la seconde place avec 50 points: Il est dans les temps d’un parcours d’un prétendant à l’accession, « Nous sommes porteur d’espoirs » confie le coach D.Cvetkovic.

La reprise début 2009 est décevante. Jusque là victorieux à domicile, le Sporting enchaîne les résultats nuls sur sa pelouse (Gap, Lyon, Villefranche) et les défaites à l’extérieur. Le FC Hyères en profite pour creuser l’écart et décrocher au final son ticket pour l’étage supérieur… en compagnie de Fréjus au titre de meilleur second. Le STV termine 6°, à 13 points du premier, les joueurs cadres n’auront pas eu le rendement espéré.

En coupe de France… Là encore, la déception est de mise après les bons résultats face à Arles et Fréjus. Le Sporting est éliminé au 8° tour, au seuil de l’entrée en lice des clubs professionnels par la modeste formation de DH, Port-la-Nouvelle (0-0, tab 4-2).

2009-2010: Le Sporting n’y arrive pas

En pleine préparation estivale, un coup de tonnerre s’abat sur le STV: Le 25 juin, le club est rétrogradé en CFA2 par la DNCG. Après appel, cette dernière le réintègre en CFA début juillet.

La saison s’engage avec son lot de changements dans l’effectif: Pas moins de 13 arrivées dont le retour du gardien de but de l’accession en National B.Pansier, pour presque autant de départs. Le coach D.Cvetkovic, sous la pression de l’objectif déclare « J’ai conscience de ne pas avoir droit à l’erreur cette année. Je m’acharne au travail car le football ne laisse pas de place au hasard. »

Le début du championnat est paradoxal: Durant les deux premiers mois, le Sporting ne gagne aucune de ses rencontres à Bon Rencontre alors qu’il s’impose en déplacement à Villefranche et Montpellier. S’il fini par remporter une victoire à domicile le 10 octobre face à Marignane (2-0), il enchaîne en peu de matchs une mauvaise série jusqu’au début décembre (1V, 1N, 4D). Dans un premier temps, D.Cvetkovic est maintenu à son poste, encadré par A.Boumilat (prép.physique) et F.Zingaro (entr.gardiens) mais après la trêve début janvier, le coach quitte le club suite à une réunion avec les dirigeants. Avec les deux co-entraîneurs, c’est JP.Péron qui assurera l’intérim jusqu’à la fin de la saison. L’attaquant J.Rémy qui avait participé à la préparation estivale signe au club ainsi que l’emblématique défenseur M.Zemzemi.

La reprise apporte un mieux dans les résultats, malgré quelques matchs nuls à domicile (5V, 3N, 1D), les supporters se remettent à croire à un heureux final, mais la dynamique se brise le 27 mars au stade St Exupéry de Marignane: le match est interrompu à la mi-temps (0-0) suite  à de violents heurts entre les supporters Toulonnais et des jeunes locaux. Si à la fin de la saison, la commission de discipline donnera le match gagné sur tapis vert en faveur du STV, les azur et or humiliés à Gap (5-0) ne referont jamais leur retard sur les hauts-alpins qui termineront premier au général. Le Sporting quant à lui se contentera de la 5° place, à 10 points du leader.

De son côté, la réserve du STV va réaliser une saison exemplaire: Large vainqueur à Draguignan (0-3) lors de la première journée, la formation coachée par JC.Grasso va rester leader durant tout le championnat et remporter le titre de champion du Var en accédant à la DHR. Les U17 du Sporting atteindront la finale de la coupe du Var mais dans les ultimes minutes, s’inclineront devant leurs homologues de Fréjus (3-2). Ce ne sera pas le cas des U13 qui remportent ce trophée en finale face au Hyères FC (2-0).

2010-2011: Plus dure est la chute !

Cette 4° saison consécutive en CFA débute par un match de gala au profit des sinistrés des inondations de l’Est Var: Squillacci, Ginola, Pardo, Ferreri, Dib…  foulent la pelouse avec le maillot du Sporting. Solidarité, amitié… et  nostalgie.
Le championnat commence en fanfare pour les azur et or avec une  victoire 3-0 aux dépens du HFC sous la houlette de G.Boronad, arrivé de Fréjus-St Raphael. A la  quatrième journée, le STV est seul en tête au classement. Colomiers, Le Pontet passent à la moulinette du Sporting mais il connaît sa 1° défaite à Geoffroy Guichard (1-0), le  26 septembre (8ème journée). Peu après, les Toulonnaiscoincent dangereusement à  domicile en y concédant deux nuls consécutifs (Anglet, Tarbes) et finissent par y perdre (défaite à BR  devant Ajaccio et à Agde).
Les supporters réclament ouvertement des « solutions » pour « un club en  perdition ». Les victoires contre Albi et surtout celle à Martigues font un bien  fou au moral et au classement du STV. CependantF.Nadji  et J.Remy quittent le club à la trêve.
Avec 4 victoires au cours des 16 dernières rencontres, le  Sporting dégringole et laisse partir Ajaccio et Martigues qui eux enchaînent les  succès. « On est dans le doute complet » concède  F.Zingaro. La mauvaise série prend fin à Béziers où le STV remporte bien tard sa 1° victoire de l’année (1-3). La fin de saison est en roue libre, le Sporting finissant 6° à 19 points du premier Ajaccio qui accède au National en compagnie de Martigues, meilleur second.

Les U17 en teminant premier de DH, accèdent au championnat des Nationaux, l’élite de la catégorie. Le STV2 promu en DHR se maintien et fait un bon parcours en coupe du Var où il atteint les demi-finales.

Le 30 mai, suite à d’importantes difficultés financières la DNCG stipule l’exclusion du STV de toutes compétitions nationales: le club azur et or retourne à la case départ, en DH.

Les années 2010

2010-2011: Plus dure est la chute … la catastrophe financière !

Cette 4ème saison consécutive en CFA débute par un match de gala au profit des sinistrés des inondations de l’Est Var: SQUILLACCI, GINOLA, PARDO, FERRERI, DIB…  foulent la pelouse avec le maillot du Sporting. Solidarité, amitié… et  nostalgie.
Le championnat commence en fanfare pour les azur et or avec une  victoire 3-0 aux dépens du HFC sous la houlette de G.BOYONAD, arrivé de Fréjus-St Raphael. A la  quatrième journée, le STV est seul en tête au classement. Colomiers, Le Pontet passent à la moulinette du Sporting mais il connaît sa 1° défaite à Geoffroy Guichard (1-0), le  26 septembre (8ème journée). Peu après, les Toulonnais coincent dangereusement à  domicile en y concédant deux nuls consécutifs (Anglet, Tarbes) et finissent par y perdre (défaite à BR  devant Ajaccio et à Agde).
Les supporters réclament ouvertement des « solutions » pour « un club en  perdition ». Les victoires contre Albi et surtout celle à Martigues font un bien  fou au moral et au classement du STV. Cependant F.NADJI  et J.REMY quittent le club à la trêve.
Avec 4 victoires au cours des 16 dernières rencontres, le  Sporting dégringole et laisse partir Ajaccio et Martigues qui eux enchaînent les  succès. « On est dans le doute complet » concède  F.ZINGARO. La mauvaise série prend fin à Béziers où le STV remporte bien tard sa 1° victoire de l’année (1-3). La fin de saison est en roue libre, le Sporting finissant 6° à 19 points du premier Ajaccio qui accède au National en compagnie de Martigues, meilleur second.

En décembre 2010, le compte de résultat accuse une nouvelle perte de 374 554 €uros. Cela monte la perte nette à 825 665 €uros en deux ans.

Le règlement de la CFA n’autorisant un déficit que de 100 000 €uros, le Sporting se voit placé sous la responsabilité de la DNCG.

Le 29 décembre 2010 le conseil d’administration constate des capitaux propres devenus inférieurs à la moitié des capitaux propres.

Le 30 mai 2011, suite à d’importantes difficultés financières la DNCG stipule l’exclusion du STV de toutes compétitions nationales: le club azur et or retourne à la case départ, en DH … le Sporting est en état de cessation des paiements avec un trou supérieur à 1 200 000€…
Fin de l’ère BENCIVENGO !

2011-2012: L’union sacrée

Sport Toulon - Le nouvel actionnaire majoritaire du Sporting Club de Toulon, Claude Joye, et le maire de la ville, Hubert falco, lors de l'assemblée Générale.

Claude JOYE et le maire de Toulon Hubert FALCO

Le 15 juillet 2011, lors d’une assemblée générale extraordinaire historique, Claude JOYE décide d’injecter en un premier temps 400 000 € pour sauver le Sporting.

Hubert FALCO, Maire de Toulon, lui a emboîté le pas : « Le Sporting Toulon c’est un ensemble. Il y a des éducateurs, des entraîneurs et un secteur des jeunes performant. Ces gens-là ne méritent pas qu’une liquidation judiciaire vienne briser leur travail de fond. C’est pour cela que la ville va octroyer une subvention exceptionnelle de 200 000 €».

La scène avait quelque chose de surréaliste en cette fin d’après-midi à 18h à Bon-Rencontre, lors de cette assemblée générale du Sporting Toulon, au pied de la tribune Depallens, en présence des supporters qui avaient déployé une banderole explicite à l’attention des anciens dirigeants :

« Dirigeants assassins, vous avez tué le Sporting ».

Après avoir rencontré le président Bataillé et l’actionnaire majoritaire Alain BENCIVENGO en juin 2011, Claude JOYE avait ordonné un audit sportif et financier. Celui-ci a mis en exergue le fait que le club Azur et Or vivait au-dessus de ses moyens (avec 14 contrats fédéraux) et que le déficit annoncé à 300 000 € était bien plus important….« J’ai appris aujourd’hui même à 16h30 que le déficit était estimé à 648 000 €»…. Au bout du compte le déficit global atteindra plus de 1 200 000 €, obligeant l’actionnaire à complèter par la suite son apport en capital de plus de 800 000 €.

Lors de cette assemblée Jacques JAYET est nommé Président de la SASP, Guillaume DEVILLE est confirmé dans ses fonctions de Président de l’Association et la direction Sportive est confiée à Hervé PARISOT à qui est confiée la difficile mission de constituer une équipe compétitive malgré la date tardive.

La nouvelle direction du club se bat pour obtenir l’annulation de la décision de rétrogradation en DHR prononcée par la DNCG. Le CNOSF proposera à la DNCG une rétrogradation limitée en CFA2 que refusera le nouveau président de la FFF Monsieur LEGRAET.

En référé en août 2011 le tribunal administratif devant une salle comble confirmera la rétrogradation du Sporting qui après négociation avec la ligue jouera la saison 2011-2012 en Division Honneur.

Luigi ALFANO devient est désigné comme entraîneur et une équipe est construite avec toutes les contraintes liées au nombre de joueurs mutés hors délais (limités à 2).

Riad DOB meilleurs buteur de CFA accepte avec enthousiasme de quitter HIERES pour venir aider son club de cœur. Sous son impulsion et avec l’aide de joueurs tels que PANSIER, COULIBALY, BORONAD, LE GOFF, RIFFLARD, CHAAOUANE, BOUCENA et de très jeunes joueurs formés au club comme AHO, BEDJAOUI, BOUCHOUX et OTMANI, le Sporting fera une grosse saison et finira à la 2ème place et ratera la montée au bénéfice de La Penne sur Huveaune dirigée par un certain Momo SADANI.

Un  plan de développement 2011-2018 dénommé l’Union Sacrée est mis en place.

Les travaux de rénovation du siège, non entretenu depuis plus de 10 ans, sont lancés par la nouvelle direction.

Le Sporting Café est inauguré afin de recevoir les collations d’après match de toutes les équipes et la boutique du club est complètement ré-agencée..

2012-2013: l’AS Monaco à Bon Rencontre

Après la montée ratée en 2012 Hervé PARISOT indique publiquement qu’en fin de saison si le Sporting ne monte pas il assumerait ses responsabilités.

Cyril MANAS, Sébastien BLANC, Christophe MARANINCHI, Salim REGGAD, Mourad ZAIANI, Sammy GUEMDANE et Jeannot ATCHAM-ATCHAM viennent renforcer le Sporting.

Le Sporting démarre très mal la saison et se trouve à 9 points du leader (le Cannet Rocheville) à fin décembre 2012.

Luigi ALFANO est alors remplacé par Kader FERHAOUI à la tête de l’équipe fanion.

Le choc psychologique n’a qu’un effet temporel et le Sporting finit à la 4ème place.

Hervé PARISOT fidèle à son engagement quitte le club au 30 juin 2013.

Cette saison est la première de la section Féminine du Sporting qui montera en DH dès la fin de la saison 2012-2013

En coupe de France le Sporting élimine Hyeres (CFA) puis Fréjus (national) avant de rencontrer au 7ème tour L’AS Monaco.

Devant les caméras d’Eurosport et plus de 3 000 spectateurs, le 16 novembre 2012, le Sporting Toulon pousse Monaco (leader de L2) en prolongations et quitte la Coupe de France par la grande porte (1-3).

Il aura donc fallu plus de 100 minutes pour que l’écart entre les deux formations (quatre divisions) ne se voit au tableau d’affichage.

C’est pourtant Monaco qui prend le meilleur départ dans cette rencontre hachée de nombreux coups de sifflet, témoins de l’engagement des deux formations. À la demi-heure de jeu, un énième coup-franc deFERREIRA-CARRASCO fait mouche. Au second poteau, KURZAWA profite d’un marquage élastique pour piquer son coup de boule (33e, 0-1). Imparable.

Et ce n’est pas fini : ce diable (rouge) de FERREIRA-CARRASCO est tout près de doubler la mise avant la pause. Un coup-franc placé exactement au même endroit trouve cette fois-ci la transversale. A la pause, Monaco mène mais Toulon est toujours dans le match.

Et le Sporting qui engage la seconde période n’est plus le même : ajusté tactiquement, remotivé, conquérant. C’est tout naturellement que le capitaine varois Riad DOB égalise à l’heure de jeu. Bien servi à la limite du hors-jeu, il ajuste SOURZAC. Du bout des gants, le portier asémiste accompagne le ballon dans ses filets (1-1, 63e).

Poussé par Bon-Rencontre, le Sporting y croit, tente de forcer la décision. En vain.

A quelques minutes de la fin, l’entraîneur monégasque Claudio RANIERI veut faire de même.BAJRAMI et GERMAIN entrent en scène. Bien senti : à la 110e minute, le premier trouve le second dans la surface. Le fils de l’ex-Toulonnais Bruno Germain croise son tir. Le petit filet tremble. Les pensionnaires de L2 gèrent alors leur avance, font circuler la balle. Et finissent d’épuiser les Toulonnais, qui craquent dans les derniers instants. TOURE se décale côté droit et centre pour GERMAIN. Seul au second poteau, l’entrant signe un doublé qui clôt le suspense.

C’est la fin d’un joli parcours pour les Varois. Avec les honneurs, le Sporting quitte la Coupe de France.

Les travaux continuent à Bon Rencontre.

Le Sporting Fitness (salle de musculation) est entièrement refait et rééquipé et une salle de réunion dite salle du comité de pilotage est créée.

2013-2014 : Alargo DH

cache_2459210323La saison commence par la défection le 11 juillet 2013 à la veille de la reprise de l’entraînement de Patrice EYRAUD alors pressentit comme entraîneur.

Claude JOYE décide alors de proposer le poste à Momo SADANIqui avait conduit la saison précédente La Penne sur Huveaune en CFA2.

Contacté à 9h du matin, il accepte le poste à 12h et dirige l’entraînement à 19h. Il vient au club accompagné d’un préparateur physique Karim MASMOUDI en remplacement de Bernard GINIES qui a rejoint SOCHAUX en ligue 1. François ZMYSLONY rejoint le Sporting comme co-entraîneur.

Le club réalise un gros recrutement et Alex ABELLO, Omar MDAHOMA, Anthony OUASFANE, Yamin AMIRI, Farid BOUZINE, Jonathan BEHE, Cédric PELLETIER rejoignent le club de la Rascasse.

Malgré 4 matchs à huis clos le Sporting fini 1er devant Cannet Rocheville grâce à une défense imperméable et à de nombreux buts marqués dans les dernières minutes (92ème but d’AMIRI à Martigue … par exemple) et monte en CFA2.

La montée se jouera jusqu’à la dernière journée de championnat. Le 26 mai 2014 le Sporting reçoit le Rove pour le dernier match de la saison à Bon Rencontre. Le Sporting est maître de son destin et doit gagner pour monter.

A la mi-temps le Sporting mène 1-0 sur un but de Yamin AMIRI mais à la 55 minute le Rove égalise … La montée s’échappe pendant 3 minutes seulement le temps pour Riad DOB de transformer un pénalty. La victoire sera définitivement assurér par un but de Yamin AMIRI.

Le stade est libéré, le Sporting quitte la DH, les 2 500 spectateurs envahissent le terrain, les joueurs sont dépouillés de leurs maillots, shorts et même pour certains de leurs chaussures … 2000 tee shorts « Alargo DH » seront distribués gratuitement aux spectateurs.

Pendant la saison 2013-2014 les travaux continuent à Bon rencontre ; le Salon de réception d’après match est rénové ainsi que les bureaux du RdC.

2014-2015: Une saison compliquée … le départ de Valéry MEZAGUE et les 70 ans du Club

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Le début de saison est caractérisé par l’arrivée dans le Staff de Momo SADANI d’Eric ROMANO en remplacement de Karime MASMOUDI et de Marc ZANOTTI à la place de François ZMYSLONY.

Le Sporting, souhaitant s’entourer de joueurs capables de suivre le projet sur plusieurs années, se sépare de nombreux joueurs.

Ainsi quittent le club :ATCHAM-ATCHAM, ALI SAID, ALIOUI, PELLETIER, BEHE, GAYE, CHAOUANE, RATINET, TAMBON, TLEMCANI et les frères RANCUREL.

De nouvelles recrues rejoignent le Sporting : Momo SAHNOUNE, Thomas BELLEY, Mickael BLANC, Lamine DJABALLAH, Cédric BOUKHIT, Virgile RESET, Arnaud BUISSON, Julio BAYO, Samir TALBI, Romain CIARAVINO, David GOMIS et Valéry MEZAGUE.

Le 15 novembre 2014 l’équipe est durement affectée par la disparition brutale de l’un de ses leaderValery MEZAGUE (international Camerounais)

Cette saison le Sporting ratera 4 penalties de suites (dont 1 contre l’Olympique de Marseille) et recevra 7 carton rouges.

La saison 2014-2015 aura vu le Sporting frappé d’un arrêté préfectoral interdisant le déplacement de ses supporter à Marseille pour une rencontre de CFA2 qui opposait le leader marseillais à son dauphin Toulounais.

Cette rencontre sous haute tension et jouée à guichet fermé (en la présence de 20 véhicules de CRS sous le contrôle d’un hélicoptère..) se terminera sur un score nul 0-0.

Malgré ces faits négatifs le Sporting n’échouera à la montée (comme meilleur 2ème) qu’à la dernière journée.

Pour monter le Sporting dépend du score réalisé par Aubagne au Las. Si le Sporting gagne et qu’Aubagne accroche au moins un nul… le Sporting monte.

Cependant le Sporting joue à La Penne sur Huveaune et est mené 1-0 à la mi-temps … pendant ce temps Aubagne joue le jeu et tient le nul à la mi-temps. Mais dès que le Sporting accélère et égalise à la Penne sur Huveaune … Aubagne bien renseigné, dans la minute qui suit provoque un pénalty sur une faute grossière qui surprend même les journalistes présents … Aubagne perd donc 1-0 et le Sporting reste en CFA2.

Le Sporting finit 3ème à une place de la montée avec 13 victoire 4 nul et 9 défaites.

Le 27 juin 2015 le Sporting fête ses 70 ans, nomme 17 ambassadeurs à vie et inaugure au Stade de Bon Rencontre le « Sporting Musée Marcel DUVAL ». Cette journée réunira, lors d’une soirée de Gala, tous ceux qui ont participé à écrire l’histoire du Sporting Toulon Var.